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«Loin est Rome de Lcohlong»: Gaels et Scandinaves en pèlerinage et croisade, v. 1000 - env. 1300

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«Loin est Rome de Lcohlong»: Gaels et Scandinaves en pèlerinage et croisade, v. 1000 - env. 1300

Par R. Andrew McDonald

Scripta Mediterranea, Vol.18 (1997)

Introduction: Le poète gaélique du XIIIe siècle Muiredach Albanach O Dalaigh, revenant de voyages dans l'est de la Méditerranée qui comprenait un pèlerinage à Rome, aurait remarqué, en s'asseyant à la tête du Loch Long à Argyll, dans l'ouest de l'Écosse:

Alors que je m'assois sur la butte des larmes,
Sans peau ni sur les orteils ni sur la semelle;
0 roi! Pierre et Paul!
Loin est Rome de Lochlong!

Si ce n’était pour la survie d’autres versets de Muiredach dans des versions plus contemporaines, nous pourrions être enclins à considérer le proverbe comme purement apocryphe et à reléguer sa croisière méditerranéenne au royaume du folklore gaélique. Mais le lien entre un barde gaélique du XIIIe siècle et les terres qui bordent la Méditerranée soulève aussitôt une foule d'autres questions: si un poète gaélique pouvait entreprendre une telle aventure, y en avait-il d'autres, pèlerins ou guerriers aussi bien que poètes? Dans quelle mesure la Méditerranée terre inconnue aux habitants des franges du nord-ouest de l'Europe - Gaels et Scandinaves - au Moyen Âge central? Le but de cet article est d'explorer ces questions fondamentales, avec un accent particulier sur les siècles entre A.O. 1000 et 1300, période qui coïncide avec le soi-disant «âge d'or» du pèlerinage au XIe siècle, et l'ère des croisades, ce phénomène remarquable qui a ramené l'Europe du Nord en contact étroit avec la Méditerranée entre 1095 et 1291.

Avant d'aborder ces questions fondamentales, cependant, il convient de commencer par considérer une époque antérieure, afin de démontrer que les traditions de contact gaélique et scandinave avec la Méditerranée ne sont pas sorties d'une ardoise vierge au XIe siècle. Un exemple sert surtout à illustrer ce fait. Entre 679 et 683, un évêque de la Gaule mérovingienne nommé Arculf, revenant de longs voyages en Méditerranée orientale, fut chassé par des tempêtes dans les eaux au large de la côte ouest de la Grande-Bretagne. Il finit par se retrouver sur la minuscule île hébridienne d'Iona, où il fut chaleureusement accueilli par l'abbé de la communauté monastique là-bas, Adamnan. Au cours de ce qui semble avoir été un séjour confortable sur Iona, Arculf a raconté ses expériences à son hôte, qui, comme il le dit, «a tout écrit sur des tablettes». À partir de ces notes, Adamnan a produit une œuvre fascinante intitulée De locis sanctis. Assez populaire au Moyen Âge pour que vingt-deux manuscrits survivent aujourd'hui, le texte est relativement peu connu, peut-être parce qu'Adamnan lui-même est passé à des choses plus grandes et meilleures, en écrivant un La vie de Saint Colomb de Iona, et promulguant sa «Loi des Innocents» à la fin du VIIe siècle. Les connexions représentées par De locis sanctis fournir une mine d'informations sur les horizons d'un lieu comme Iona au début du Moyen Âge: un évêque franc, naufragé sur cette île des Hébrides, raconte à l'abbé irlandais son récit de voyages en Terre Sainte, à Alexandrie, en Crète et à Constantinople, rassemblant ainsi les divers mondes médiévaux de Byzance, de l'Islam et du nord-ouest de l'Europe.



Commentaires:

  1. Layden

    Y a-t-il quelque chose de similaire?

  2. Selig

    Haaa, l'auteur est vraiment tourné

  3. Ardley

    Excuse, j'ai supprimé cette question

  4. Golticage

    Oui vraiment. Il en va de même. Discutons de cette question. Ici ou dans PM.



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