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Armistice Israël Syrie - Histoire

Armistice Israël Syrie - Histoire

1. Le présent Accord n'est pas soumis à ratification et entrera en vigueur dès sa signature.

2. Le présent Accord, ayant été négocié et conclu conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948 appelant à l'établissement d'un armistice afin d'éliminer la menace à la paix en Palestine et de faciliter la transition de la trêve actuelle à une paix permanente en Palestine, restera en vigueur jusqu'à ce qu'un règlement pacifique entre les Parties soit trouvé, sauf dans les cas prévus au paragraphe 3 du présent article.

3. Les parties au présent accord peuvent, d'un commun accord, réviser le présent accord ou l'une quelconque de ses dispositions, ou suspendre son application, à l'exception des articles I et III, à tout moment. A défaut d'accord mutuel et après que le présent Accord aura été en vigueur pendant un an à compter de la date de sa signature, l'une ou l'autre des Parties pourra inviter le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à convoquer une conférence des représentants des deux Parties pour dans le but d'examiner, de réviser ou de suspendre l'une quelconque des dispositions du présent accord autres que les articles I et III. La participation à cette conférence est obligatoire pour les parties.

4. Si la conférence prévue au paragraphe 3 du présent article n'aboutit pas à une solution concertée d'un point litigieux, l'une ou l'autre des Parties pourra saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour obtenir réparation, au motif que cette L'accord a été conclu conformément à l'action du Conseil de sécurité en vue de parvenir à la paix en Palestine.

5. Le présent Accord, dont les textes anglais et français font également foi, est signé en cinq exemplaires. Un exemplaire est conservé par chaque Partie, deux exemplaires communiqués au Secrétaire général des Nations Unies pour transmission au Conseil de sécurité et à la Commission de conciliation des Nations Unies sur la Palestine, et un exemplaire au Médiateur par intérim sur la Palestine.

Fait sur la colline 132, près de Mahanayim, le vingt juillet mil neuf cent quarante-neuf, en présence du député personnel du Médiateur par intérim des Nations Unies pour la Palestine et du chef d'état-major des Nations Unies de l'Organisation de surveillance de la trêve.

Pour et au nom du gouvernement israélien

Signé:
Lieutenant-colonel Mordechai Makleff

Yehoshua Pelman

Chabbat Rosenne

Pour et au nom du gouvernement syrien

Signé:
Colonel Fozi Selo

Lieutenant-colonel Mohamed Nasser

Capitaine Afif Bizri

Annexe I

Carte délimitant les lignes de démarcation de l'armistice (non reproduite ici)

Ligne de démarcation de l'armistice syro-israélien

1. Du point de rencontre de la frontière libano-syro-palestinienne, MR 208.7-294.2, vers l'est jusqu'à MR 212.8-294.7.

2. Depuis la RM 212.8-294.7, vers le sud le long de l'oued Assal jusqu'au "Marabout" Cheikh el Makhfi.

3. Une ligne du « Marabout » Cheikh el Makhfi au « Marabout » Nabi Huda.

4. Une ligne de Nabi Huda à MR 212.7-290.4.

5. De MR 212.7-290.4 à MR 212.4-290.2, de là vers le sud le long de la frontière syro-palestinienne jusqu'au point MR 211.0-276.8.

6. De MR 211.0--276.8 à un point sur le Wady es Simadi, MR

210. 9-276.7.

7. À partir de la MR 210.9-276.7, vers l'ouest le long du Wady es Simadi jusqu'à l'intersection de la piste MR 210.3-276.5.

8. Vers le sud le long du sentier jusqu'à la RM 209.9-272.6, en contournant Dardara à l'est.

9. Vers l'ouest jusqu'à la RM 209.7-272.6, un point sur la rive du lac Hula.

10. Vers le sud le long du rivage jusqu'à la RM 209.2-271.7, embouchure du Jourdain.

11. Au nord-ouest le long de la rive ouest du lac Hula jusqu'à la RM 208.5-272.9.

12. Du MR 208.5-272.9, une ligne jusqu'au MR 205.2-269.1.

13. De MR 205.2-269.1, une ligne jusqu'à MR 208.8-265.0 sur Jordan River.

14. Vers le sud le long du Jourdain jusqu'à la RM 208.7-260.0.

15. De MR 208.7-260.0, une ligne vers MR 208.5-258.2.

16. De MR 208.5-258.2, une ligne vers MR 207.0-257.0.

17. De MR 207.0-257.0, une ligne vers MR 207.4-256.0.

18. De MR 207.4-256,0, vers le sud le long de la frontière syro-palestinienne jusqu'à BP 61, MR 210.6-246.3.

19. De BP 61, vers l'est le long de la frontière syro-palestinienne jusqu'à BP 62.

20. De BP 62, vers le sud le long de la frontière syrienne n-palestinienne jusqu'à BP 66, MR 211.7-240.1.

21. 21, De BP 66, une ligne jusqu'à un point sur la rive est du lac de Tibériade, MR 209.6-239.0.

22. De la RM 209.6-239,0, vers le sud le long des rives du lac de Tibériade jusqu'à la RM 206.3-234.8.

23. À partir de la RM 206.3-234.8, vers le sud jusqu'au virage du chemin à la RM 206.3-234.5, puis vers le sud-est le long de la rive ouest de la voie ferrée et du côté ouest de la route jusqu'au Block House, RM 207.7-233.4.

24. De Block House, MR 207.7-233.4, une ligne le long de la route vers la rivière Yarmuk, à la frontière, MR 209.5-232.2.

Annexe II

Retrait des forces militaires et paramilitaires ; Déminage et destruction des fortifications permanentes

Échelle de la carte de référence 1150 000

1. Le retrait des forces militaires et paramilitaires des deux Parties avec tous leurs empêchements militaires de la zone démilitarisée, telle que définie par l'article V du présent accord (voir carte), sera achevé dans un délai de douze (12) semaines. à compter de la date de signature du présent Accord.

2. Le calendrier de retrait des forces sera le suivant :
une. Trois (3) premières semaines, la force militaire occupant le secteur de la frontière syro-palestinienne au nord-sud jusqu'à Ad Darbishiya, MR 211-277.

b. Deuxième trois (3) semaines, les forces militaires occupant le secteur d'El Hammam, MR 208.7-262.3, au sud jusqu'à la frontière transjordanienne.

c. Restant six (6) semaines, les forces militaires occupent le secteur d'Ad Darbishiya, MR 211-277, au sud jusqu'à El Hammam, MR 208.7-262.3.

3. L'enlèvement des champs de mines et des mines et la destruction ou l'enlèvement des fortifications permanentes dans la zone démilitarisée seront achevés dans chaque secteur à la fin des troisième, sixième et douzième semaines respectivement à compter de la date de la signature du présent Accord.

4. A cet égard, chaque Partie a le droit de retirer de la zone démilitarisée son matériel de guerre. Au cas où il ne choisirait pas d'enlever le matériel utilisé dans les fortifications, le Président de la Commission mixte d'armistice pourra demander à chaque partie de détruire ce matériel avant de quitter la zone. Le Président de la Commission mixte d'armistice pourra de même ordonner la destruction de ces fortifications permanentes qui, à son avis, ne devraient pas rester dans la zone démilitarisée.

Annexe III

Zone défensive (voir carte ci-jointe)

Aucune force militaire, autre que celles définies à l'annexe IV, ne sera autorisée à séjourner ou à pénétrer dans la zone définie ci-dessous :
une. Du côté syrien : la zone allant de la frontière à la ligne de coordonnées nord-sud 216.

b. Du côté israélien : la zone allant de la ligne de trêve israélienne à la ligne de coordonnées nord-sud 204, à l'exception de celle où la ligne de trêve est établie dans le saillant de Mishmar Hay Yarden, la zone défensive sera à une distance de six (6) kilomètres à l'ouest de cette ligne de trêve.

c. Les villages traversés par les lignes délimitant la zone défensive sont entièrement inclus dans la zone défensive.

Annexe IV

Définition des forces défensives

I. Forces terrestres.

1. Ces forces ne doivent pas dépasser :
une. Trois (3) bataillons d'infanterie, chaque bataillon ne devant pas comprendre plus de 600 officiers et hommes de troupe, ses armes d'accompagnement ne dépassant pas douze (12) mitrailleuses moyennes (MMG) d'un calibre ne dépassant pas 8 min, six (6) 81 minutes. mortiers, quatre (4) canons antichars ne dépassant pas 75 min.

b. Six (6) escadrons de cavalerie pour les forces syriennes, chaque escadron ne devant pas dépasser 130 officiers et hommes de troupe ; et pour les Israéliens, deux (2) Escadrons de Reconnaissance, chaque Escadron composé de neuf (9) jeeps, et de trois (3) half-tracks, non blindés, son personnel ne devant pas dépasser cent vingt-cinq (125) officiers et enrôlé Hommes.

c. Trois (3) batteries d'artillerie de campagne, chaque batterie ne dépassant pas 110 officiers et hommes de troupe. Chaque batterie doit comprendre quatre (4) canons d'un calibre n'excédant pas 75 mm, et quatre (4) mitrailleuses (M.M.G.) n'excédant pas 8 min.

ré. Les unités de service aux forces ci-dessus ne doivent pas dépasser :
(i) Cent (100) officiers et hommes de troupe à des fins de ravitaillement, non armés.

(ii) Une (1) compagnie du génie ne dépassant pas deux cent cinquante (250) officiers et hommes de troupe.

2. Les éléments suivants sont exclus du terme « Forces défensives » : les blindés tels que les chars, les voitures blindées ou tout autre véhicule blindé de transport de forces.

II. Forces aériennes.

Dans les zones où seules les forces défensives sont autorisées, l'utilisation d'avions militaires est interdite.

III. Forces navales.

Aucune force navale ne sera autorisée dans la zone défensive.

IV.

Dans les zones où seules des forces défensives doivent être maintenues, la réduction nécessaire des forces doit être achevée dans les douze (12) semaines à compter de la date de signature du présent Accord.

V.

Aucune restriction de circulation n'est imposée aux transports utilisés pour le transport de troupes défensives et de ravitaillement dans la zone des forces défensives.

Note explicative du médiateur par intérim Bunche, 26 juin 1949.

<< La question de l'administration civile dans les villages et implantations de la zone démilitarisée est prévue, dans le cadre d'un accord d'armistice, aux alinéas 5 b) et 5 f) du projet d'article. Cette administration civile, y compris la police, être sur une base locale, sans soulever de questions générales d'administration, de juridiction, de citoyenneté et de souveraineté.

« Lorsque des civils israéliens retournent ou restent dans un village ou une colonie israélienne, l'administration civile et la police de ce village ou de cette colonie seront assurées par des Israéliens. De même, lorsque des civils arabes retournent ou restent dans un village arabe, une administration et une police arabes locales l'unité sera autorisée.

« Au fur et à mesure du rétablissement de la vie civile, l'administration se structurera localement sous la tutelle générale du président de la Commission mixte d'armistice.

« Le président de la Commission mixte d'armistice, en consultation et en coopération avec les communautés locales, sera en mesure d'autoriser toutes les dispositions nécessaires pour le rétablissement et la protection de la vie civile. Il n'assumera pas la responsabilité de l'administration directe de la zone. ."

Lettre du Dr Bunche au ministre des Affaires étrangères Sharett, 26 juin 1949.

"Cher Monsieur,

J'ai l'honneur de communiquer davantage avec vous concernant les négociations d'armistice israélo-syriennes et en particulier en ce qui concerne ma proposition de compromis pour une zone démilitarisée. Je considère que la réunion des délégations du 28 juin est des plus cruciales. A mon avis, un accord peut être facilement atteint sur la base de la proposition de compromis si chaque délégation se présente à cette réunion déterminée à apporter toute l'assistance raisonnable aux efforts des Nations Unies pour parvenir à un accord entre les deux parties. D'un autre côté, l'accord peut et sera facilement entravé si l'une ou l'autre des délégations, ou les deux, met l'accent sur les détails ou a une position légaliste. Je suis convaincu qu'aucune des parties ne voudra assumer la responsabilité du blocage d'un accord sur une base aussi spécieuse.

« La disposition de la zone démilitarisée à la lumière de toutes les circonstances est le maximum que l'on puisse raisonnablement attendre d'un accord d'armistice conclu par l'une ou l'autre des parties. Les questions de frontières permanentes, de souveraineté territoriale, de douanes, de relations commerciales et autres doivent être traitées dans le règlement de paix ultime et non dans l'accord d'armistice.

« Je tiens à souligner à nouveau que les arrangements antérieurs pour les zones démilitarisées impliquant la responsabilité des Nations Unies, comme à al-'Auja, Government House et Mt. Scopus, ont fonctionné de manière satisfaisante et ont servi à protéger pleinement les intérêts et les revendications des parties rivales en attendant le règlement final La zone démilitarisée proposée dans l'accord en cours de négociation fonctionnera tout aussi bien, les Nations Unies s'en chargeront car son honneur et son efficacité seront en jeu.

« Je peux également assurer aux deux parties que les Nations Unies, par l'intermédiaire du président de la Commission d'armistice mixte israélo-syrienne proposée, veilleront également à ce que la zone démilitarisée ne soit pas un vide ou un terrain vague, et que la vie civile normale sous une administration civile locale normale et la police sera opérationnelle dans la zone.

"À cet égard, je tiens à souligner qu'au vu de la superficie relativement petite concernée et du nombre limité de colonies ou de villages qui s'y trouvent, le problème administratif et de police n'est pas du tout grave ou très compliqué et peut être facilement résolu. Je voudrais également souligner que dans le cadre du projet de Commission mixte d'armistice, les deux parties auront la possibilité de discuter et de s'entendre sur les détails concernant cet aspect ou tout autre aspect de l'accord d'armistice, et que les Nations Unies trouveront pleinement satisfaisant tout arrangement ultérieur fondé sur accord mutuel des deux parties. La seule fonction de l'Organisation des Nations Unies est d'aider les parties à parvenir à un accord mutuellement satisfaisant et de leur apporter l'aide qu'elles peuvent mutuellement demander pour l'application et le contrôle des termes de l'accord.

"J'attire l'attention sur le fait que dans l'Accord d'armistice israélo-transjordanien, à l'article V, paragraphe c, et à l'article VI, paragraphe 2, les lignes de démarcation de l'armistice convenues impliquaient des changements dans les lignes de trêve alors existantes, et que c'était fait dans les deux cas sans qu'aucune question ne soit soulevée quant à la souveraineté ou à la disposition finale du territoire concerné. Il a été considéré comme allant de soi par tous les intéressés qu'il s'agissait d'une question de règlement de paix final. - La zone Auja dans l'accord égypto-israélien. Depuis le début de ces négociations, notre plus grande difficulté a été de répondre à la demande catégorique d'Israël de retirer les forces syriennes de Palestine. Nous avons maintenant, avec de très grands efforts, persuadé les Syriens d'accepter J'espère que cela ne sera pas annulé par des exigences légalistes concernant les grands principes de souveraineté et d'administration qui, de toute façon, seraient élaborés dans le fonctionnement pratique de la s chime.

"Compte tenu de ce qui précède et de ma ferme conviction que la proposition de compromis est raisonnable et juste pour les deux parties, puis-je présenter un appel fort pour que la proposition de compromis soit acceptée pour l'essentiel le 28 juin sans tentatives d'amendement radical.

"J'ai l'honneur etc.

Médiateur par intérim Ralph Bunche."


Les frontières d'Israël expliquées sur des cartes

Plus de 70 ans après la proclamation d'État par Israël, ses frontières ne sont pas encore entièrement réglées. Les guerres, les traités et l'occupation signifient que la forme de l'État juif a changé au fil du temps et qu'elle est encore en partie indéfinie.

Voici une série de cartes expliquant pourquoi.

La terre qui allait devenir Israël faisait partie pendant des siècles de l'Empire ottoman dirigé par les Turcs. Après la Première Guerre mondiale et l'effondrement de l'empire, le territoire connu sous le nom de Palestine - dont la partie à l'ouest du Jourdain était également connue sous le nom de terre d'Israël par les Juifs - a été délimité et attribué à la Grande-Bretagne pour être administré par les puissances alliées victorieuses. (peu après approuvé par la Société des Nations). Les termes du mandat confiaient à la Grande-Bretagne l'établissement en Palestine d'un « foyer national pour le peuple juif », tant que cela ne portait pas atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives là-bas.

La montée du nationalisme arabe palestinien couplée à la croissance rapide de la population juive plus petite de Palestine - en particulier après l'avènement du nazisme dans les années 1930 - a vu une escalade de la violence arabo-juive en Palestine. La Grande-Bretagne a confié le problème aux Nations Unies, qui ont proposé en 1947 de diviser la Palestine en deux États - l'un juif, l'autre arabe - avec la région de Jérusalem-Bethléem pour devenir une ville internationale. Le plan a été accepté par les dirigeants juifs de Palestine mais rejeté par les dirigeants arabes.

Les dirigeants juifs en Palestine ont déclaré la création de l'État d'Israël le 14 mai 1948, au moment où le mandat britannique a pris fin, mais sans annoncer ses frontières. Le lendemain, Israël a été envahi par cinq armées arabes, marquant le début de la guerre d'indépendance d'Israël. Les combats ont pris fin en 1949 avec une série de cessez-le-feu, produisant des lignes d'armistice le long des frontières d'Israël avec les États voisins, et créant les limites de ce qui est devenu connu comme la bande de Gaza (occupée par l'Égypte) et Jérusalem-Est et la Cisjordanie (occupée par Jordan). Les États arabes environnants ont refusé de reconnaître Israël, ce qui signifie que ses frontières n'ont pas été définies.

Le plus grand changement aux frontières d'Israël est survenu en 1967, lorsque le conflit connu sous le nom de guerre des Six Jours a laissé Israël occuper la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la plupart des hauteurs du Golan syrien - triplant effectivement la taille du territoire sous le contrôle d'Israël. Israël a effectivement annexé Jérusalem-Est - revendiquant l'ensemble de la ville comme capitale - et les hauteurs du Golan. Ces mesures n'ont pas été reconnues par la communauté internationale, jusqu'à ce que les États-Unis changent leur position officielle sur la question sous l'administration Trump, devenant ainsi la première grande puissance à le faire. L'immense majorité de l'opinion internationale continue de considérer Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan comme des territoires occupés.

L'une des frontières terrestres d'Israël a été officialisée pour la première fois en 1979, lorsque l'Égypte est devenue le premier pays arabe à reconnaître l'État juif. En vertu du traité, la frontière d'Israël avec l'Égypte a été fixée et Israël a retiré toutes ses forces et ses colons du Sinaï, un processus qui s'est achevé en 1982. Cela a laissé Israël occuper la bande de Gaza, Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan, avec ses frontières (à l'exclusion de celle de l'Egypte) encore délimitées par les lignes d'armistice de 1949.

En 1994, la Jordanie est devenue le deuxième État arabe à reconnaître Israël, officialisant ainsi sa longue frontière avec l'État juif. Bien qu'il n'y ait pas encore eu de traité de paix entre Israël et le Liban, la ligne d'armistice des deux pays de 1949 sert de facto de frontière nord à Israël, tandis que la frontière d'Israël avec la Syrie reste instable.

De même, Israël a de facto une frontière avec Gaza depuis qu'il a retiré ses troupes et ses colons en 2005, mais Gaza et la Cisjordanie sont considérées comme une seule entité occupée par l'ONU, et les frontières officielles n'ont pas encore été déterminées. Le statut final et les contours de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est doivent être décidés lors de négociations entre Israël et les Palestiniens qui y vivent sous occupation israélienne, mais des décennies de pourparlers intermittents se sont jusqu'à présent révélés infructueux.


Cette semaine dans l'histoire d'Israël : la Syrie signe un accord d'armistice

La guerre d'indépendance d'Israël a pris fin avec la signature d'accords d'armistice entre le nouvel État juif et quatre États arabes en 1949. Des accords distincts ont été signés avec l'Égypte (24 février), le Liban (23 mars), la Jordanie (3 avril) et la Syrie (juillet 20). Cependant, les traités de paix n'ont pas été signés entre Israël et ces pays arabes. Aucune négociation officielle n'a eu lieu avec les Arabes palestiniens.Aucune frontière internationale n'a été fixée ou reconnue entre les États arabes et Israël. Les Nations Unies et son négociateur en chef, Ralph Bunche, ont été les médiateurs des négociations d'armistice.

Les pourparlers entre Israël et la Syrie n'ont commencé que le 5 avril 1949, après la signature de tous les autres accords d'armistice. Les discussions ont duré parce que les deux pays n'ont pas pu s'entendre sur un certain nombre de questions fondamentales, notamment le retrait des troupes syriennes des zones qui avaient été attribuées à Israël dans le plan de partage des Nations Unies de 1947. L'accord d'armistice a créé trois zones démilitarisées (DMZ) dans ces zones contestées. Selon l'accord, les DMZ devaient être des zones « dont les forces armées des deux parties seront totalement exclues et dans lesquelles aucune activité des forces militaires ou paramilitaires ne sera autorisée ».

En plus des DMZ, une zone tampon a été créée dans laquelle des troupes de l'ONU étaient stationnées en tant qu'observateurs de la trêve. Le différend sur la nature des zones démilitarisées a continué jusqu'en 1967, lorsqu'Israël a remporté la guerre des Six Jours et capturé les hauteurs du Golan. Parce que les zones avaient été attribuées à Israël dans le plan de partage des Nations Unies de 1947, Israël croyait que les zones relevaient de la souveraineté israélienne. En raison de l'accord d'armistice, la Syrie estimait que même les activités civiles là-bas devaient être approuvées par le Comité mixte d'armistice. En conséquence, l'activité agricole israélienne dans les DMZ s'est poursuivie sous les bombardements des forces syriennes stationnées sur les hauteurs du Golan. Cela a donné lieu à des escarmouches en cours entre les deux pays. La tension causée par les bombardements syriens contre les colonies israéliennes a contribué à l'attaque d'Israël sur les hauteurs du Golan lors de la guerre de juin 1967. Les efforts pour parvenir à des accords syro-israéliens dans les années 1990 et 2000 ont été entravés par des questions sur les lignes d'armistice, la taille des zones démilitarisées et les degrés de retrait.

La situation actuelle vis-à-vis de la menace syrienne contre Israël est confuse en raison de la guerre civile sanglante en cours. Les combats dans toute la Syrie ont créé une nouvelle instabilité à la frontière nord d'Israël, éliminé tout espoir d'un accord de paix à court terme concernant les hauteurs du Golan et accru la perspective d'un régime islamiste radical encore plus dangereux arrivant au pouvoir.

Par : Center for Israel Education, Jerusalem Virtual Library et United with Israel Staff


Cette semaine dans l'histoire juive | Israël signe un accord d'armistice avec la Syrie pour mettre fin à la guerre d'indépendance

Le 20 juillet 1949, la guerre d'indépendance de 19 mois d'Israël a officiellement pris fin après la signature d'un accord d'armistice avec la Syrie. Avec plus de 6 000 morts et 15 000 blessés, ce fut la guerre la plus sanglante de l'histoire d'Israël.

La guerre a commencé après l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies, le 29 novembre 1947, du plan de partage, qui appelait à diviser l'ancien mandat palestinien de la Grande-Bretagne en un État juif et un État arabe. Alors que les Israéliens ont accepté la résolution, les Arabes palestiniens et les États arabes environnants ont considéré la résolution comme défavorable à leurs propres populations et l'ont rejetée.

La violence a éclaté après l'adoption de la résolution. Alors qu'il y avait encore environ 100 000 soldats britanniques stationnés sur le territoire, ils ont peu fait pour atténuer la violence car leur politique était de ne pas intervenir à moins que les forces ou les installations britanniques ne soient en danger.

Après qu'Israël eut déclaré son indépendance le 14 mai 1948, les combats s'intensifièrent lorsque le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Égypte rejoignirent les Arabes palestiniens pour attaquer le territoire israélien. La guerre s'est déroulée principalement le long des frontières d'Israël : le Liban et la Syrie au nord, l'Irak et la Transjordanie (rebaptisée Jordanie pendant la guerre) à l'est et l'Égypte au sud, tandis que les Palestiniens et les volontaires des pays arabes se sont battus à l'intérieur des frontières.

Au cours de l'année 1949, Israël a signé une série d'accords d'armistice avec l'Égypte (février), le Liban (mars), la Jordanie (avril) et la Syrie (juillet). Alors que l'Irak n'a pas signé d'accord d'armistice avec Israël, les forces irakiennes se sont retirées de la région en mars 1949.

Dans les accords, l'Égypte et la Jordanie conservaient respectivement le contrôle de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Les lignes d'armistice ont tenu jusqu'en 1967, lorsque la guerre des Six Jours a éclaté.

Israël, ayant augmenté son territoire d'environ 5 000 kilomètres carrés tout en résistant à l'invasion de plusieurs armées arabes, a déclaré la victoire. Plus important encore, la création de l'État d'Israël est désormais un fait irréversible.


CHRONOLOGIE : une chronologie des relations israélo-syriennes depuis 1947

Les deux pays sont officiellement en guerre, mais un cessez-le-feu est en vigueur sur le plateau du Golan depuis 1974.

La Syrie a déclaré jeudi qu'elle avait tiré sur un avion de l'armée de l'air israélienne qui avait violé son territoire et a averti qu'elle conservait le droit de riposter.

Les deux pays sont officiellement en guerre, mais un cessez-le-feu est en vigueur sur le plateau du Golan depuis 1974, un an après que la Syrie a lancé une guerre qui n'a pas réussi à regagner le plateau capturé par Israël sept ans plus tôt.

Voici une courte chronologie des relations israélo-syriennes depuis 1947 :

Novembre 1947 : La Syrie s'oppose au plan de partition de l'Assemblée générale des Nations Unies envisageant côte à côte les États juifs et arabes.

Mai 1948 : À la fin du mandat britannique, les Juifs proclament l'État d'Israël. La Syrie et d'autres armées arabes envahissent.

Juillet 1949 : Israël et la Syrie signent un accord d'armistice mais les hostilités intermittentes se poursuivent.

Juin 1967 : Israël s'empare du plateau du Golan lors de la guerre des Six Jours.

Octobre 1973 : La Syrie se joint à l'Égypte dans une attaque surprise contre Israël le jour de Yom Kippour, le jour le plus saint du calendrier juif, pour tenter de regagner le plateau du Golan. Malgré de lourdes pertes, Israël déjoue l'assaut.

1974: À la suite des affrontements d'après-guerre sur le plateau du Golan, la Syrie et Israël signent un accord de désengagement des forces.

1981: Israël annexe les hauteurs du Golan, un mouvement condamné internationalement, et donne à ses occupants musulmans druzes l'option de la citoyenneté israélienne. La plupart rejettent l'offre.

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Juin 1982 : Israël envoie des forces au Liban et finit par chasser Yasser Arafat et son Organisation de libération de la Palestine. La Syrie, le principal courtier en puissance étrangère au Liban, perd des dizaines d'avions dans des combats aériens avec des avions de guerre de l'armée de l'air israélienne dans l'est du Liban.

Décembre 1999 : Le Premier ministre Ehud Barak et le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk Shara se rencontrent pour des entretiens au plus haut niveau entre les deux pays.

Janvier 2000 : Les pourparlers israélo-syriens sur le retour de la plupart des hauteurs du Golan à la Syrie s'effondrent sur le sort de quelques centaines de mètres carrés de terres au bord de la mer de Galilée.

Août 2003 : Des avions de combat de l'IAF survolent la résidence de vacances du président Bashar Assad en guise de message à la Syrie pour qu'elle freine la guérilla du Hezbollah.

Octobre 2003 : Des soldats des Forces de défense israéliennes attaquent un camp d'entraînement de militants palestiniens près de Damas.

Janvier 2004 : Le Premier ministre Ariel Sharon se dit prêt pour des pourparlers de paix avec la Syrie, mais seulement si Damas met fin à son soutien aux "agents terroristes".

Juin 2006 : Des avions de combat de l'IAF survolent à nouveau l'un des palais d'Assad pour avertir la Syrie de ne pas soutenir les militants palestiniens qui ont capturé le soldat des Forces de défense israéliennes Gilad Shalit.

Juin 2007 : Israël dit qu'il est prêt à échanger des terres contre la paix avec la Syrie et attend de savoir si Assad romprait les liens avec l'Iran et les groupes terroristes en retour.

Août 2007 : Le vice-président syrien Farouk Shara a déclaré qu'il n'avait aucune intention de faire la guerre à Israël pour regagner le plateau du Golan.


Contenu

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution recommandant l'adoption et la mise en œuvre d'un plan de partage du mandat britannique de Palestine en deux États, un arabe et un juif, et la ville de Jérusalem. [25]

La résolution de l'Assemblée générale sur la partition a été accueillie avec une joie écrasante dans les communautés juives et une indignation généralisée dans le monde arabe. En Palestine, la violence a éclaté presque immédiatement, alimentant une spirale de représailles et de contre-représailles. Les Britanniques se sont abstenus d'intervenir alors que les tensions dégénèrent en un conflit de faible intensité qui a rapidement dégénéré en une guerre civile à grande échelle. [26] [27] [28] [29] [30] [31]

À partir de janvier, les opérations sont devenues de plus en plus militarisées, avec l'intervention d'un certain nombre de régiments de l'Armée de libération arabe en Palestine, chacun actif dans une variété de secteurs distincts autour des différentes villes côtières. Ils consolidèrent leur présence en Galilée et en Samarie. [32] Abd al-Qadir al-Husseini est venu d'Egypte avec plusieurs centaines d'hommes de l'armée de la guerre sainte. Après avoir recruté quelques milliers de volontaires, al-Husseini organisa le blocus des 100 000 habitants juifs de Jérusalem. [33] Pour contrer cela, les autorités du Yishuv ont tenté de fournir à la ville des convois pouvant contenir jusqu'à 100 véhicules blindés, mais l'opération est devenue de plus en plus impraticable à mesure que le nombre de victimes dans les convois de secours augmentait. En mars, la tactique d'Al-Husseini avait porté ses fruits. Presque tous les véhicules blindés de la Haganah avaient été détruits, le blocus était pleinement opérationnel et des centaines de membres de la Haganah qui avaient tenté d'apporter des fournitures dans la ville ont été tués. [34] La situation de ceux qui habitaient dans les colonies juives du Néguev très isolé et du nord de la Galilée était encore plus critique.

Alors que la population juive avait reçu des ordres stricts l'obligeant à tenir partout à tout prix [35], la population arabe était plus touchée par les conditions générales d'insécurité auxquelles le pays était exposé. Jusqu'à 100 000 Arabes, issus des classes supérieures et moyennes urbaines de Haïfa, Jaffa et Jérusalem, ou des zones à majorité juive, évacués à l'étranger ou vers les centres arabes vers l'Est. [36]

Cette situation a amené les États-Unis à retirer leur soutien au plan de partage, incitant ainsi la Ligue arabe à croire que les Arabes palestiniens, renforcés par l'Armée arabe de libération, pourraient mettre un terme au plan. Les Britanniques, quant à eux, décidèrent le 7 février 1948 de soutenir l'annexion de la partie arabe de la Palestine par la Transjordanie. [37]

Bien qu'un certain niveau de doute s'installe parmi les partisans du Yishuv, leurs défaites apparentes sont davantage dues à leur politique attentiste qu'à leur faiblesse. David Ben Gourion réorganise la Haganah et rend la conscription obligatoire. Chaque homme et femme juif du pays devait recevoir une formation militaire. Grâce aux fonds collectés par Golda Meir auprès de sympathisants aux États-Unis, et à la décision de Staline de soutenir la cause sioniste, les représentants juifs de Palestine ont pu signer des contrats d'armement très importants à l'Est. D'autres agents de la Haganah ont récupéré les stocks de la Seconde Guerre mondiale, ce qui a permis d'améliorer l'équipement et la logistique de l'armée. L'opération Balak a permis le transport d'armes et d'autres équipements pour la première fois fin mars. [ citation requise ]

Ben Gourion a confié à Yigael Yadin la responsabilité d'élaborer un plan d'attaque dont le calendrier était lié à l'évacuation prévisible des forces britanniques. Cette stratégie, appelée Plan Dalet, a été préparée en mars et mise en œuvre vers la fin avril. [38] Un plan séparé, l'Opération Nachshon, a été conçu pour lever le siège de Jérusalem. [39] 1500 hommes de la brigade Givati ​​de Haganah et de la brigade Harel de Palmach ont effectué des sorties pour libérer la route vers la ville entre le 5 et le 20 avril. Les deux parties ont agi de manière offensive au mépris du plan de partage, qui prévoyait Jérusalem comme un corps séparé, sous juridiction ni juive ni arabe. Les Arabes n'ont pas accepté le plan, tandis que les Juifs étaient déterminés à s'opposer à l'internationalisation de la ville et à la sécuriser en tant que partie de l'État juif. [40] L'opération a été un succès et suffisamment de denrées alimentaires pour durer deux mois ont été acheminées par camion à Jérusalem pour être distribuées à la population juive. [41] Le succès de l'opération a été aidé par la mort d'al-Husseini au combat. Pendant ce temps, et indépendamment de la Haganah ou du cadre du Plan Dalet, des combattants irréguliers des formations Irgoun et Léhi ont massacré un nombre important d'Arabes à Deir Yassin, un événement qui, bien que publiquement déploré et critiqué par les principales autorités juives, a eu une profonde impact sur le moral de la population arabe et a contribué à générer l'exode de la population arabe. [ citation requise ]

Dans le même temps, l'Armée de libération arabe a été battue à Mishmar HaEmek dans sa première opération à grande échelle, [42] coïncidant avec la perte de leurs alliés druzes par défection. [43]

Dans le cadre de l'instauration de la continuité territoriale juive prévue par le Plan Dalet, les forces de la Haganah, du Palmach et de l'Irgoun entendaient conquérir des zones mixtes. La société arabe palestinienne a été ébranlée. Tibériade, Haïfa, Safed, Beisan, Jaffa et Acre sont tombées, entraînant la fuite de plus de 250 000 Arabes palestiniens. [44]

Les Britanniques avaient, à cette époque, essentiellement retiré leurs troupes. La situation pousse les dirigeants des États arabes voisins à intervenir, mais leur préparation n'est pas finalisée et ils ne parviennent pas à rassembler suffisamment de forces pour inverser le cours de la guerre. La majorité des espoirs des Arabes palestiniens reposaient sur le monarque de la Légion arabe de Transjordanie, le roi Abdallah Ier, mais il n'avait pas l'intention de créer un État palestinien dirigé par des Arabes, car il espérait annexer autant de territoire du Mandat britannique pour la Palestine que il pourrait. Il jouait un double jeu, étant autant en contact avec les autorités juives qu'avec la Ligue arabe. [ citation requise ]

En préparation de l'offensive, Haganah a lancé avec succès les opérations Yiftah [45] et Ben-'Ami [46] pour sécuriser les colonies juives de Galilée, et l'opération Kilshon, qui a créé un front uni autour de Jérusalem. La rencontre peu concluante entre Golda Meir et Abdullah I, suivie du massacre de Kfar Etzion le 13 mai par la Légion arabe, a laissé présager que la bataille pour Jérusalem serait sans merci. [ citation requise ]

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion a déclaré la création de l'État d'Israël et la guerre de Palestine de 1948 est entrée dans sa deuxième phase avec l'intervention des armées des États arabes et le début de la guerre arabo-israélienne de 1948. [ citation requise ]

Forces armées

En septembre 1947, la Haganah avait « 10 489 fusils, 702 mitrailleuses légères, 2 666 mitraillettes, 186 mitrailleuses moyennes, 672 mortiers de deux pouces et 92 mortiers de trois pouces (76 mm) ». [47]

Importer des armes

En 1946, Ben Gourion a décidé que le Yishuv aurait probablement à se défendre à la fois contre les Arabes palestiniens et les États arabes voisins et a donc lancé une "campagne massive et secrète d'acquisition d'armes en Occident", et en a acquis beaucoup plus au cours des premiers mois. des hostilités. [ citation requise ]

Le Yishuv a réussi à amasser clandestinement des armes et du matériel militaire à l'étranger pour les transférer en Palestine une fois le blocus britannique levé. Aux États-Unis, les agents du Yishuv ont acheté trois bombardiers Boeing B-17 Flying Fortress, dont l'un a bombardé Le Caire en juillet 1948, des avions de transport Curtiss C-46 Commando et des dizaines de half-tracks, qui ont été repeints et définis comme « agricoles équipement". En Europe occidentale, les agents de la Haganah ont amassé cinquante canons de montagne français de 65 mm, douze mortiers de 120 mm, dix chars légers H-35 et un grand nombre de half-tracks. Vers la mi-mai, le Yishuv avait acheté à la Tchécoslovaquie 25 chasseurs Avia S-199 (une version inférieure du Messerschmitt Bf 109), 200 mitrailleuses lourdes, 5 021 mitrailleuses légères, 24 500 fusils et 52 millions de cartouches, assez pour équiper toutes les unités, mais à court d'armes lourdes. [48] ​​Les missions aéroportées de contrebande d'armes depuis la Tchécoslovaquie ont reçu le nom de code Opération Balak.

Les missions de contrebande aéroportées ont été menées par des aviateurs pour la plupart américains – juifs et non juifs – dirigés par des ex-américains. L'ingénieur de vol du Commandement du transport aérien Al Schwimmer. [ citation requise ]

L'opération de Schwimmer comprenait également le recrutement et la formation de pilotes de chasse tels que Lou Lenart, commandant du premier assaut aérien israélien contre les Arabes. [49] [50]

Fabrication d'armes

Le Yishuv avait également « un fabrication d'armes capacité", qui entre octobre 1947 et juillet 1948" a produit 3 millions de balles de 9 mm, 150 000 grenades Mills, 16 000 mitraillettes (Sten Guns) et 210 mortiers de trois pouces (76 mm)", [47] avec quelques "Davidka ", qui avaient été conçus et produits localement. Ils étaient inexacts mais avaient une explosion spectaculairement forte qui a démoralisé l'ennemi. Une grande partie des munitions utilisées par les Israéliens provenaient de l'Institut Ayalon, une usine de balles clandestine sous le kibboutz Ayalon, qui a produit environ 2,5 millions de balles pour les armes Sten. Les munitions produites par l'Institut Ayalon auraient été la seule offre qui n'a pas été en pénurie pendant la guerre. Les explosifs produits localement étaient également abondants. Après l'indépendance d'Israël, ces opérations clandestines de fabrication d'armes pas plus longtemps ont dû être cachés et ont été déplacés au-dessus du sol. Toute la fabrication d'armes de la Haganah a été centralisée et est devenue plus tard les industries militaires israéliennes. [51]

Main-d'œuvre

En novembre 1947, la Haganah était une force paramilitaire clandestine qui existait en tant que force nationale hautement organisée, depuis les émeutes arabes de 1920-1921, et tout au long des émeutes de 1929, du grand soulèvement de 1936-1939, [47] et Guerre II. Il disposait d'une force mobile, le HISH, qui comptait 2 000 combattants à temps plein (hommes et femmes) et 10 000 réservistes (tous âgés de 18 à 25 ans) et d'une unité d'élite, le Palmach composée de 2 100 combattants et 1 000 réservistes. Les réservistes s'entraînaient trois ou quatre jours par mois [ citation requise ] et retourna à la vie civile le reste du temps. Ces forces mobiles pouvaient s'appuyer sur une force de garnison, la HIM (Heil Michmar, allumé. Guard Corps), composé de personnes âgées de plus de 25 ans. La force totale du Yishuv était d'environ 35 000 avec 15 000 à 18 000 combattants et une force de garnison d'environ 20 000. [47] [52]

Il y avait aussi plusieurs milliers d'hommes et de femmes qui avaient servi dans l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale qui n'avaient servi dans aucune des milices clandestines, mais fourniraient une expérience militaire précieuse pendant la guerre. [53] Walid Khalidi dit que le Yishuv disposait des forces supplémentaires de la police juive des colonies, au nombre d'environ 12 000, des bataillons de la jeunesse de Gadna et des colons armés. [54] Peu des unités avaient été formées en décembre 1947. [47] Le 5 décembre 1947, la conscription a été instituée pour tous les hommes et femmes âgés entre 17 et 25 et à la fin de mars, 21 000 avaient été enrôlés. [55] Le 30 mars, l'appel est étendu aux hommes et femmes célibataires âgés de 26 à 35 ans. Cinq jours plus tard, un arrêté de mobilisation générale est délivré à tous les hommes de moins de 40 ans. [56]

Irgoun

L'Irgun, dont les activités étaient considérées par le MI5 comme du terrorisme, était surveillé par les Britanniques. [57]

En mars 1948, le Yishuv avait une supériorité numérique, avec 35 780 combattants mobilisés et déployés pour la Haganah, [58] [59] 3 000 de Stern et Irgun, et quelques milliers de colons armés. [60]

Forces arabes

Le nombre effectif de combattants arabes est répertorié à 12 000 par certains historiens [61] tandis que d'autres calculent une force arabe totale d'environ 23 500 soldats, et ce nombre est plus ou moins ou à peu près égal à celui du Yishuv. Cependant, alors qu'Israël mobilisait la plupart de ses citoyens les plus capables pendant la guerre alors que les troupes arabes ne représentaient qu'un petit pourcentage de sa population bien plus importante, la force du Yishuv augmenta régulièrement et de façon spectaculaire pendant la guerre. [62]

Selon Benny Morris, à la fin de 1947, les Palestiniens « avaient un respect sain et démoralisant pour la puissance militaire du Yishuv » et s'il s'agissait de se battre, les Palestiniens s'attendaient à perdre.

Yishuv

Les objectifs du Yishuv ont évolué pendant la guerre. [63] La mobilisation pour une guerre totale s'organise. [64] Initialement, le but était « simple et modeste » : survivre aux assauts des Arabes palestiniens et des États arabes. "Les dirigeants sionistes craignaient profondément, sincèrement, une reconstitution moyen-orientale de l'Holocauste, qui venait de mettre fin à la rhétorique publique des Arabes renforçait ces craintes". Au fur et à mesure que la guerre progressait, l'objectif d'étendre l'État juif au-delà des frontières de la partition de l'ONU est apparu : d'abord pour incorporer des groupes de colonies juives isolées et plus tard pour ajouter plus de territoires à l'État et lui donner des frontières défendables. Un troisième objectif, un autre objectif qui a émergé parmi les dirigeants politiques et militaires après quatre ou cinq mois, était de « réduire la taille de la future minorité arabe hostile d'Israël, considérée comme une cinquième colonne potentielle puissante, par la belligérance et l'expulsion ». [63]

Plan Dalet, ou Plan D, (Hébreu : תוכנית ד' ‎, Dalet de Tokhnit) était un plan élaboré par la Haganah, un groupe paramilitaire juif et précurseur des Forces de défense israéliennes, de l'automne 1947 au printemps 1948, qui fut envoyé aux unités de la Haganah début mars 1948. Selon l'universitaire Ilan Pappé, son objectif était de conquérir autant de Palestine et d'expulser autant de Palestiniens que possible, [65] bien que selon Benny Morris il n'y ait pas eu une telle intention. Dans son livre Le nettoyage ethnique de la Palestine, Pappé affirme que le Plan Dalet était un « plan de nettoyage ethnique » dans le but de réduire à la fois les zones rurales et urbaines de la Palestine. [66] Selon Gelber, le plan précisait qu'en cas de résistance, la population des villages conquis devait être expulsée hors des frontières de l'État juif. Si aucune résistance n'était rencontrée, les habitants pouvaient rester sur place, sous régime militaire. [67] Selon Morris, le plan D prévoyait l'occupation des zones au sein de l'État juif parrainé par l'ONU, plusieurs concentrations de population juive en dehors de ces zones (Jérusalem-Ouest et Galilée occidentale) et des zones le long des routes où les armées arabes d'invasion devaient attaque. [68]

L'intention du plan Dalet est sujette à de nombreuses controverses, les historiens d'un côté affirmant qu'il était entièrement défensif, et les historiens de l'autre extrême affirmant que le plan visait à la conquête et à l'expulsion maximales des Palestiniens. [ citation requise ]

Le Yishuv percevait le péril d'une invasion arabe comme menaçant son existence même. N'ayant aucune connaissance réelle des véritables capacités militaires des Arabes, les Juifs ont pris la propagande arabe au pied de la lettre, se préparant au pire et réagissant en conséquence. [69]

Ligue arabe dans son ensemble

La Ligue arabe avait rejeté à l'unanimité le plan de partition de l'ONU et était farouchement opposée à la création d'un État juif.

La Ligue arabe avant la partition affirmait le droit à l'indépendance de la Palestine, tout en bloquant la création d'un gouvernement palestinien. [ éclaircissements nécessaires ] Vers la fin de 1947, la Ligue a établi un comité militaire commandé par le général irakien à la retraite Ismaïl Safwat dont la mission était d'analyser les chances de victoire des Palestiniens contre les Juifs. [70] Ses conclusions étaient qu'ils n'avaient aucune chance de victoire et qu'une invasion des armées régulières arabes était obligatoire. [70] Le comité politique a néanmoins rejeté ces conclusions et a décidé de soutenir une opposition armée au Plan de Partition excluant la participation de leurs forces armées régulières. [71]

En avril avec la défaite palestinienne, les réfugiés venant de Palestine et la pression de leur opinion publique, les dirigeants arabes ont décidé d'envahir la Palestine. [70]

La Ligue arabe a donné les raisons de son invasion en Palestine dans le télégramme : [72]

  • les États arabes se voient contraints d'intervenir pour rétablir l'ordre public et empêcher de nouvelles effusions de sang
  • le Mandat sur la Palestine a pris fin, ne laissant aucune autorité légalement constituée
  • la seule solution au problème palestinien est la création d'un État palestinien unitaire.

Le diplomate britannique Alec Kirkbride a écrit dans ses mémoires de 1976 au sujet d'une conversation avec le secrétaire général de la Ligue arabe Azzam Pacha une semaine avant la marche des armées : « . quand je lui ai demandé son estimation de la taille des forces juives, [il] a agité son mains et a dit : "Peu importe combien il y en a. Nous les balayerons dans la mer." [73] Environ six mois auparavant, selon une interview dans un article du 11 octobre 1947 de Akhbar al-Yom, Azzam a déclaré : « Je souhaite personnellement que les Juifs ne nous conduisent pas à cette guerre, car ce sera une guerre d'extermination et un massacre capital dont on parlera comme les massacres mongols et les croisades ». [ poids excessif ? - discuter ] [74]

Selon Yoav Gelber, les pays arabes ont été « entraînés dans la guerre par l'effondrement des Arabes palestiniens et de l'Armée arabe de libération [et] l'objectif principal des gouvernements arabes était d'empêcher la ruine totale des Arabes palestiniens et l'inondation de leurs propres pays. Selon leur propre perception, si l'invasion n'avait pas eu lieu, il n'y aurait pas eu de force arabe en Palestine capable d'arrêter l'offensive de la Haganah". [69]

Le roi Abdallah Ier de Transjordanie

Le roi Abdallah était le commandant de la Légion arabe, la plus forte armée arabe impliquée dans la guerre selon Rogan et Shlaim en 2007. [75] Cependant, Morris a écrit en 2008 que l'armée égyptienne était l'armée la plus puissante et la plus menaçante. [76] La Légion arabe comptait environ 10 000 soldats, entraînés et commandés par des officiers britanniques.

En 1946-1947, Abdullah a déclaré qu'il n'avait aucune intention de « résister ou d'empêcher la partition de la Palestine et la création d'un État juif ». [77] Idéalement, Abdullah aurait aimé annexer toute la Palestine, mais il était prêt à faire des compromis. [78] [79] Il a soutenu la partition, avec l'intention que la zone de Cisjordanie du Mandat britannique allouée à l'État arabe soit annexée à la Jordanie. [80] Abdullah a eu des réunions secrètes avec l'Agence juive (au cours de laquelle le futur Premier ministre israélien Golda Meir était parmi les délégués) qui a conclu un accord de non-ingérence juive avec l'annexion jordanienne de la Cisjordanie l'acquisition d'un débouché vers la mer Méditerranée à travers le désert du Néguev) et de l'accord jordanien de ne pas attaquer la zone de l'État juif contenu dans la résolution de partition des Nations Unies (dans laquelle Jérusalem n'a été donnée ni à l'État arabe ni à l'État juif, mais devait être une zone sous administration internationale). Afin de conserver leur soutien à son plan d'annexion de l'État arabe, Abdullah a promis aux Britanniques qu'il n'attaquerait pas l'État juif. [81]

Les États arabes voisins ont fait pression sur Abdullah pour qu'il se joigne à eux dans une « invasion militaire entièrement arabe » contre le nouvel État d'Israël, qu'il a utilisé pour restaurer son prestige dans le monde arabe, qui s'était méfié de ses relations relativement bonnes avec les pays occidentaux et dirigeants juifs. [77] Les engagements de Jordan de ne pas franchir les lignes de partage n'ont pas été pris pour argent comptant. Tout en répétant les assurances que la Jordanie ne prendrait que les zones attribuées à un futur État arabe, à la veille de la guerre, Tawfik Abu al-Huda a déclaré aux Britanniques que si d'autres armées arabes avanceraient contre Israël, la Jordanie emboîterait le pas. [82] Le 23 mai, Abdullah a déclaré au consul français à Amman qu'il « était déterminé à combattre le sionisme et à empêcher l'établissement d'un État israélien à la frontière de son royaume ». [83]

Le rôle d'Abdullah dans cette guerre est devenu important. Il se considérait comme le « commandant suprême des forces arabes » et « persuada la Ligue arabe de le nommer » à ce poste. [84] Grâce à son leadership, les Arabes ont combattu la guerre de 1948 pour atteindre les objectifs politiques d'Abdullah.

Autres États arabes

Le roi Farouk d'Égypte tenait à empêcher qu'Abdullah ne soit considéré comme le principal champion du monde arabe en Palestine, ce qui, selon lui, pourrait nuire à ses propres aspirations à la direction du monde arabe. [78] De plus, Farouk souhaitait annexer tout le sud de la Palestine à l'Égypte. [78] Selon Gamal Abdel Nasser, le premier communiqué de l'armée égyptienne décrivait les opérations en Palestine comme une simple expédition punitive contre les « gangs » sionistes [85] en utilisant un terme fréquent dans les rapports de la Haganah sur les combattants palestiniens. [86] Selon une étude de 2019, « de hauts responsables du renseignement britannique, des officiers militaires et des diplomates au Caire étaient profondément impliqués dans un stratagème secret visant à pousser le roi à participer à la coalition de guerre des États arabes contre Israël ». [87] Ces agents du renseignement ont agi sans l'approbation ou la connaissance du gouvernement britannique. [87]

Nuri as-Said, l'homme fort de l'Irak, avait l'ambition de placer l'ensemble du Croissant fertile sous la direction irakienne. [78] Tant la Syrie que le Liban souhaitaient s'emparer de certaines régions du nord de la Palestine. [78]

L'un des résultats des ambitions des différents dirigeants arabes était une méfiance à l'égard de tous les dirigeants palestiniens qui souhaitaient créer un État palestinien, et une méfiance mutuelle les uns envers les autres. [78] La coopération devait être très pauvre pendant la guerre entre les différentes factions palestiniennes et les armées arabes. [78]

Comité supérieur arabe d'Amin al-Husseini

Suite aux rumeurs selon lesquelles le roi Abdallah rouvrirait les négociations bilatérales avec Israël qu'il avait menées auparavant en secret avec l'Agence juive, la Ligue arabe, dirigée par l'Égypte, a décidé de mettre en place le 8 septembre à Gaza le gouvernement de toute la Palestine sous direction nominale du mufti. [88] Abdullah a considéré la tentative de relancer l'armée de guerre sainte d'al-Husseini comme un défi à son autorité et tous les corps armés opérant dans les zones contrôlées par la Légion arabe ont été dissous. Glubb Pasha a exécuté la commande de manière impitoyable et efficace. [89] [90]

Évaluations militaires

Bien que l'État d'Israël ait affronté les formidables armées des pays arabes voisins, en raison des batailles précédentes à la mi-mai, les Palestiniens eux-mêmes n'existaient guère en tant que force militaire. [91] Le renseignement britannique et l'armée de la Ligue arabe sont parvenus à des conclusions similaires. [92]

Le ministère britannique des Affaires étrangères et la CIA pensaient que les États arabes gagneraient enfin en cas de guerre. [93] [94] Martin Van Creveld dit qu'en termes de main-d'œuvre, les côtés étaient assez équilibrés. [95]

En mai, des généraux égyptiens ont déclaré à leur gouvernement que l'invasion serait « un défilé sans aucun risque » et que Tel-Aviv serait prise « dans deux semaines ». [96] L'Égypte, l'Irak et la Syrie possédaient tous des forces aériennes, l'Égypte et la Syrie avaient des chars et tous avaient de l'artillerie moderne. [97] Initialement, la Haganah n'avait pas de mitrailleuses lourdes, d'artillerie, de véhicules blindés, d'armes antichars ou antiaériennes, [53] ni d'avions ou de chars militaires. [47] Les quatre armées arabes qui ont envahi le 15 mai étaient bien plus fortes que les formations de la Haganah qu'elles ont initialement rencontrées. [98]

Le 12 mai, trois jours avant l'invasion, David Ben Gourion a été informé par ses principaux conseillers militaires (qui ont surestimé la taille des armées arabes et le nombre et l'efficacité des troupes qui seraient engagées - tout comme les généraux arabes avait tendance à exagérer la force des combattants juifs) que les chances d'Israël de gagner une guerre contre les États arabes étaient à peu près égales. [97]

Yishuv/forces israéliennes

Forces juives lors de l'invasion : les sources ne sont pas d'accord sur la quantité d'armes à la disposition du Yishuv à la fin du mandat. Selon Karsh, avant l'arrivée des cargaisons d'armes de Tchécoslovaquie dans le cadre de l'opération Balak, il y avait environ une arme pour trois combattants, et même le Palmach ne pouvait armer que deux de ses trois membres actifs. [53] Selon Collins et LaPierre, en avril 1948, la Haganah n'avait réussi à accumuler qu'environ 20 000 fusils et pistolets Sten pour les 35 000 soldats qui existaient sur papier. [99] Selon Walid Khalidi "les armes à la disposition de ces forces étaient abondantes". [54] La France a autorisé Air France à transporter du fret à Tel-Aviv le 13 mai. [100]

Les forces du Yishuv étaient organisées en 9 brigades, et leur nombre a augmenté après l'indépendance d'Israël, pour finalement s'étendre à 12 brigades. Bien que les deux camps aient augmenté leurs effectifs au cours des premiers mois de la guerre, les forces israéliennes ont augmenté régulièrement en raison de la mobilisation progressive de la société israélienne et de l'afflux d'une moyenne de 10 300 immigrants chaque mois. [101] À la fin de 1948, les Forces de défense israéliennes comptaient 88 033 soldats, dont 60 000 soldats de combat. [102]

la brigade Le commandant Taille [103] Opérations
Golani Moshé Mann 4,500 Dékel, Hiram
Carmeli Moshé Carmel 2,000 Hiram
Alexandroni Dan Even 5,200 Latroun, Hametz
Kiryati Michael Ben Gal 1,400 Dani, Hametz
Givati Shimon Avidan 5,000 Hametz, Barak, Pleshet
Etzioni David Shaltiel Bataille de Jérusalem, Shfifon, Yevusi, Bataille de Ramat Rachel
7e blindé Shlomo Shamir Batailles de Latroun
8e blindé Yitzhak Sadeh Danny, Yoav, Horev
Oded Avraham Yoffe Yoav, Hiram
Harel Yitzhak Rabin [104] 1,400 Nachshon, Danny
Yiftach Yigal Allon 4 500 inc. du Golani Yiftah, Danny, Yoav, Batailles de Latroun
Néguev Nahum Sarig 2,400 Yoav

Après l'invasion : la France a autorisé des avions transportant des armes en provenance de Tchécoslovaquie à atterrir sur le territoire français en transit vers Israël, et a autorisé deux expéditions d'armes vers le «Nicaragua», qui étaient en fait destinées à Israël. [100]

La Tchécoslovaquie a fourni de grandes quantités d'armes à Israël pendant la guerre, dont des milliers de vz. 24 fusils et mitrailleuses MG 34 et ZB 37, et des millions de cartouches. La Tchécoslovaquie a fourni des avions de combat, dont dans un premier temps dix avions de combat Avia S-199.

La Haganah a préparé douze cargos dans les ports européens pour transférer l'équipement accumulé, qui partirait dès la levée du blocus britannique à l'expiration du mandat. [105] [106]

Après l'indépendance d'Israël, les Israéliens ont réussi à construire trois chars Sherman à partir de matériaux de rebut trouvés dans des dépôts de munitions britanniques abandonnés. [107]

La Haganah a également réussi à obtenir des stocks d'armes britanniques en raison de la complexité logistique du retrait britannique et de la corruption d'un certain nombre de fonctionnaires. [108]

Après la première trêve : En juillet 1948, les Israéliens avaient établi une armée de l'air, une marine et un bataillon de chars. [106]

Le 29 juin 1948, la veille du départ des dernières troupes britanniques de Haïfa, deux soldats britanniques sympathiques aux Israéliens ont volé deux chars Cromwell d'un dépôt d'armes dans la zone portuaire de Haïfa, les brisant à travers les portes non gardées, et ont rejoint les FDI avec les chars. . Ces deux chars formeraient la base du Corps blindé israélien. [109]

Après la deuxième trêve : la Tchécoslovaquie a fourni des avions de combat Supermarine Spitfire, qui ont été introduits en contrebande vers Israël via une piste abandonnée de la Luftwaffe en Yougoslavie, avec l'accord du gouvernement yougoslave. [ citation requise ] Les missions aéroportées de contrebande d'armes depuis la Tchécoslovaquie portaient le nom de code Opération Balak.

Forces arabes

Lors de l'invasion : En plus des milices palestiniennes irrégulières locales, les cinq États arabes qui ont rejoint la guerre étaient l'Égypte, la Transjordanie, la Syrie, le Liban et l'Irak envoyant des forces expéditionnaires de leurs armées régulières. Des contingents supplémentaires sont venus d'Arabie saoudite et du Yémen. A la veille de la guerre, le nombre disponible de troupes arabes susceptibles d'être engagées dans la guerre était compris entre 23 500 et 26 500 (10 000 Egyptiens, 4 500 Jordaniens, 3 000 Irakiens, 3 000 à 6 000 Syriens, 2 000 volontaires ALA, 1 000 Libanais et plusieurs centaines de Saoudiens ), en plus des Palestiniens irréguliers déjà présents. Avant la guerre, les forces arabes avaient été entraînées par des instructeurs britanniques et français. Cela était particulièrement vrai de la Légion arabe de Jordanie sous le commandement du lieutenant-général Sir John Glubb. [ citation requise ]

La Syrie a acheté une quantité d'armes légères pour l'Armée de libération arabe de la Tchécoslovaquie, mais la cargaison n'est jamais arrivée en raison de l'intervention des forces de la Haganah. [110]

États arabes

La Légion arabe de Jordanie était considérée comme la force arabe la plus efficace. Armée, entraînée et commandée par des officiers britanniques, cette force de 8 000 à 12 000 hommes était organisée en quatre régiments d'infanterie/mécanisés appuyés par une quarantaine de pièces d'artillerie et 75 véhicules blindés. [111] Jusqu'en janvier 1948, il a été renforcé par la Transjordan Frontier Force de 3 000 hommes. [112] Jusqu'à 48 officiers britanniques ont servi dans la Légion arabe. [113] Glubb Pacha, le commandant de la Légion, a organisé ses forces en quatre brigades comme suit :

Division militaire Commandant [114] [115] Rang Zone d'opérations militaire
Première brigade, comprend : 1er et 3e régiments Desmond Goldie Colonel Zone militaire de Naplouse
Deuxième brigade, comprend : cinquième et sixième régiments Sam Sidney Arthur Cooke Brigadier Force de soutien
Troisième brigade, comprend : deuxième et quatrième régiments Teel Ashton Colonel Zone militaire de Ramallah
Quatrième brigade Ahmad Sudqi al Jundi Colonel Soutien : Ramallah, Hébron et Ramla

La Légion arabe a rejoint la guerre en mai 1948, mais n'a combattu que dans la zone que le roi Abdallah voulait sécuriser pour la Jordanie : la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

La France a empêché une importante vente d'armes par une société suisse à l'Éthiopie, négociée par le ministère britannique des Affaires étrangères, qui étaient en fait destinées à l'Égypte et à la Jordanie, a refusé fin avril une demande britannique d'autoriser l'atterrissage d'un escadron d'avions britanniques sur leur chemin vers la Transjordanie et a exercé des pressions diplomatiques sur la Belgique pour qu'elle suspende les ventes d'armes aux États arabes. [100]

Les forces jordaniennes étaient probablement les mieux entraînées de tous les combattants. D'autres forces combattantes n'avaient pas la capacité de prendre des décisions stratégiques et des manœuvres tactiques, [116] comme en témoigne le positionnement du quatrième régiment à Latroun, qui a été abandonné par les combattants de l'ALA avant l'arrivée des forces jordaniennes et dont l'importance n'a pas été pleinement comprise par les l'état-major de la Haganah. Dans les dernières étapes de la guerre, Latroun s'est avéré être d'une extrême importance et un facteur décisif dans le destin de Jérusalem. [ citation requise ]

En 1948, l'armée irakienne comptait 21 000 hommes répartis en 12 brigades et l'armée de l'air irakienne comptait 100 avions, principalement britanniques.Initialement, les Irakiens ont engagé environ 3 000 hommes [117] dans l'effort de guerre, dont quatre brigades d'infanterie, un bataillon blindé et du personnel de soutien. Ces forces devaient opérer sous la direction jordanienne [118] Les premières forces irakiennes déployées atteignirent la Jordanie en avril 1948 sous le commandement du général Nur ad-Din Mahmud. [119]

En 1948, l'armée égyptienne a pu envoyer un maximum d'environ 40 000 hommes sur le terrain, 80 % de sa population masculine d'âge militaire étant inapte au service militaire et son système logistique embryonnaire étant limité dans sa capacité à soutenir les forces terrestres déployées au-delà de ses limites. limites. [ citation requise ] Initialement, un corps expéditionnaire de 10 000 hommes a été envoyé en Palestine sous le commandement du major général Ahmed Ali al-Mwawi. Cette force se composait de cinq bataillons d'infanterie, d'un bataillon blindé équipé de chars britanniques Light Tank Mk VI et Matilda, d'un bataillon de seize canons de 25 livres, d'un bataillon de huit canons de 6 livres et d'un bataillon de mitrailleuses moyennes avec des troupes de soutien. . [ citation requise ]

L'armée de l'air égyptienne avait plus de 30 Spitfire, 4 Hawker Hurricane et 20 C47 modifiés en bombardiers bruts. [120]

La Syrie comptait 12 000 soldats au début de la guerre de 1948, regroupés en trois brigades d'infanterie et une force blindée d'environ la taille d'un bataillon. L'armée de l'air syrienne disposait de cinquante avions, dont les 10 plus récents étaient des modèles de la génération de la Seconde Guerre mondiale. [ citation requise ]

La France a suspendu les ventes d'armes à la Syrie, malgré les contrats signés. [100]

L'armée libanaise était la plus petite des armées arabes, composée de seulement 3 500 soldats. [112] Selon Gelber, en juin 1947, Ben Gourion « est parvenu à un accord avec les dirigeants religieux maronites au Liban qui a coûté quelques milliers de livres et a tenu l'armée libanaise à l'écart de la guerre d'indépendance et de la coalition militaire arabe ». [121] Une force symbolique de 436 soldats a traversé dans le nord de la Galilée, a saisi deux villages après une petite escarmouche et s'est retiré. [10] Israël a ensuite envahi et occupé le sud du Liban jusqu'à la fin de la guerre. [122]

Forces arabes après la première trêve : Au moment de la deuxième trêve, les Égyptiens avaient 20 000 hommes sur le terrain dans treize bataillons équipés de 135 chars et 90 pièces d'artillerie. [123]

Au cours de la première trêve, les Irakiens ont augmenté leur force à environ 10 000. [124] Au final, le corps expéditionnaire irakien compte environ 18 000 hommes. [125] [126]

L'Arabie saoudite a envoyé des centaines de volontaires pour rejoindre les forces arabes. En février 1948, environ 800 membres d'une tribu s'étaient rassemblés près d'Aqaba afin d'envahir le Néguev, mais ont traversé l'Égypte après que son rival saoudien, le roi Abdallah, leur ait officiellement refusé l'autorisation de traverser le territoire jordanien. [127] Les troupes saoudiennes ont été attachées au commandement égyptien tout au long de la guerre, [128] et les estimations de leur force totale allaient jusqu'à 1 200. [129] [130] En juillet 1948, les Saoudiens comprenaient trois brigades au sein du corps expéditionnaire égyptien et étaient stationnés comme gardes entre la ville de Gaza et Rafah. [131] Cette zone a subi de lourds bombardements aériens pendant l'opération Yoav en octobre [132] et a fait face à un assaut terrestre commençant fin décembre qui a culminé avec la bataille de Rafah au début de janvier de la nouvelle année. Avec l'armistice du 24 février 1949 et l'évacuation de près de 4 000 soldats et civils arabes de Gaza, le contingent saoudien s'est retiré par Arish et est retourné en Arabie saoudite. [133]

Lors de la première trêve, le Soudan a envoyé six compagnies de troupes régulières combattre aux côtés des Égyptiens. [134] Le Yémen a également engagé une petite force expéditionnaire dans l'effort de guerre, et des contingents du Maroc ont également rejoint les armées arabes. [4]

Au dernier moment, plusieurs dirigeants arabes, pour éviter une catastrophe, ont secrètement appelé les Britanniques à rester en Palestine pendant au moins un an. [135]

Première phase : 15 mai – 11 juin 1948

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion a déclaré la création d'un État juif en Eretz-Israël, connu sous le nom d'État d'Israël, quelques heures avant la fin du mandat. [136] À minuit le 15 mai 1948, le Mandat britannique a été officiellement résilié et l'État d'Israël a vu le jour. Plusieurs heures plus tard, l'Irak et les États arabes voisins, l'Égypte, la Transjordanie et la Syrie, envahirent l'État nouveau-né [137] [138] et attaquèrent immédiatement les colonies juives. [17] Ce qui était maintenant Israël avait déjà, du 1er avril au 14 mai, mené 8 de ses 13 opérations militaires à grande échelle en dehors de la zone attribuée à un État juif par partition, et le commandant opérationnel Yigal Allon a déclaré plus tard que sans l'invasion arabe, les forces de la Haganah auraient atteint « les frontières naturelles de l'ouest d'Israël ». [139] Bien que l'invasion arabe ait été dénoncée par les États-Unis, l'Union soviétique et le secrétaire général de l'ONU Trygve Lie, elle a trouvé le soutien de la République de Chine et d'autres États membres de l'ONU. [140]

Les plans arabes initiaux prévoyaient que les forces syriennes et libanaises envahissent par le nord tandis que les forces jordaniennes et irakiennes devaient envahir par l'est afin de se rencontrer à Nazareth, puis d'avancer ensemble jusqu'à Haïfa. Au sud, les Égyptiens devaient avancer et prendre Tel-Aviv. [141] Lors de la réunion de la Ligue arabe à Damas les 11 et 13 mai, Abdullah a rejeté le plan, qui servait les intérêts syriens, en utilisant le fait que ses alliés avaient peur d'entrer en guerre sans son armée. Il a proposé que les Irakiens attaquent la vallée de Jezréel et que la Légion arabe entre à Ramallah et Naplouse et se lie avec l'armée égyptienne à Hébron, [141] ce qui était plus conforme à son objectif politique d'occuper le territoire attribué à l'État arabe par la partition plan et promet de ne pas envahir le territoire attribué à l'État juif par le plan de partage. De plus, le Liban a décidé de ne pas participer à la guerre à la dernière minute, en raison de l'opposition encore influente des chrétiens et des pots-de-vin juifs. [70]

Les renseignements fournis par le consulat de France à Jérusalem le 12 mai 1948 sur les forces d'invasion des armées arabes et leur plan révisé d'invasion du nouvel État ont contribué au succès d'Israël à résister à l'invasion arabe. [142]

La première mission des forces juives était de tenir tête aux armées arabes et de les arrêter, bien que les Arabes aient bénéficié d'avantages majeurs (l'initiative, une puissance de feu largement supérieure). [143] Alors que les Britanniques arrêtaient de bloquer l'arrivée d'immigrants juifs et l'approvisionnement en armes, les forces israéliennes augmentaient régulièrement avec un grand nombre d'immigrants et d'armes, ce qui a permis à la Haganah de se transformer d'une force paramilitaire en une véritable armée. Initialement, les combats étaient principalement menés par la Haganah, ainsi que par les plus petits groupes militants juifs Irgoun et Léhi. Le 26 mai 1948, Israël a créé les Forces de défense israéliennes (FDI), incorporant ces forces dans une armée sous un commandement central. [ citation requise ]

Front sud – Néguev

La force égyptienne, la plus importante parmi les armées arabes, envahit par le sud.

Le 15 mai 1948, les Égyptiens attaquèrent deux colonies : Nirim, utilisant de l'artillerie, des véhicules blindés transportant des canons, et des porte-avions Bren [17] et Kfar Darom [17] utilisant de l'artillerie, des chars et des avions. Les attaques égyptiennes ont rencontré une résistance féroce de la part des quelques défenseurs légèrement armés des deux colonies, et ont échoué. Le 19 mai, les Égyptiens ont attaqué Yad Mordechai, où une force inférieure de 100 Israéliens armés de rien de plus que de fusils, d'une mitrailleuse moyenne et d'une arme antichar PIAT, a retenu une colonne de 2 500 Égyptiens, bien appuyée par des blindés, de l'artillerie et unités aériennes, pendant cinq jours. [144] Les Égyptiens ont subi de lourdes pertes, tandis que les pertes subies par les défenseurs étaient relativement légères. [145]

L'une des deux principales colonnes de la force égyptienne s'est dirigée vers le nord le long du littoral, à travers ce qui est aujourd'hui la bande de Gaza et l'autre colonne a avancé vers l'est en direction de Beersheba. [145] [146] Pour sécuriser leurs flancs, les Égyptiens ont attaqué et assiégé un certain nombre de kibboutzim dans le Néguev, parmi lesquels Kfar Darom, Nirim, Yad Mordechai et Negba. [145] [147] Les défenseurs israéliens ont farouchement tenu pendant des jours contre des forces largement supérieures et ont réussi à faire gagner un temps précieux à la brigade Givati ​​de Tsahal pour se préparer à arrêter la poussée égyptienne sur Tel-Aviv.

Le 28 mai, les Égyptiens renouvelèrent leur avance vers le nord et s'arrêtèrent sur un pont détruit au nord d'Isdud. La brigade Givati ​​a signalé cette avancée mais aucun combattant n'a été envoyé pour affronter les Égyptiens. Si les Égyptiens avaient souhaité poursuivre leur avance vers le nord, vers Tel-Aviv, il n'y aurait eu aucune force israélienne pour les bloquer. [148] [149]

Du 29 mai au 3 juin, les forces israéliennes ont arrêté la poussée égyptienne vers le nord dans le cadre de l'opération Pleshet. Lors de la première mission de combat effectuée par la jeune force aérienne israélienne, quatre Avia S-199 ont attaqué une colonne blindée égyptienne de 500 véhicules en route vers Isdud. Les avions israéliens ont largué des bombes de 70 kilogrammes et mitraillé la colonne, bien que leurs mitrailleuses se soient rapidement bloquées. Deux des avions se sont écrasés, tuant un pilote. L'attaque a causé la dispersion des Égyptiens, et ils avaient perdu l'initiative au moment où ils se sont regroupés. Après l'attaque aérienne, les forces israéliennes ont constamment bombardé les forces égyptiennes à Isdud avec des Napoléon canons et les patrouilles de Tsahal se sont livrées à un harcèlement à petite échelle des lignes égyptiennes. Après une autre attaque aérienne, la brigade Givati ​​a lancé une contre-attaque. Bien que la contre-attaque ait été repoussée, l'offensive égyptienne a été interrompue lorsque l'Égypte a changé sa stratégie d'offensive à défensive, et l'initiative s'est déplacée vers Israël. [150]

Le 6 juin, lors de la bataille de Nitzanim, les forces égyptiennes ont attaqué le kibboutz de Nitzanim, situé entre Majdal (aujourd'hui Ashkelon) et Isdud, et les défenseurs israéliens se sont rendus après avoir résisté pendant cinq jours.

Batailles de Latroun

Les combats les plus intenses ont eu lieu à Jérusalem et sur la route Jérusalem-Tel-Aviv, entre la Légion arabe jordanienne et les forces israéliennes. [151] Dans le cadre du redéploiement pour faire face à l'avancée égyptienne, les Israéliens ont abandonné la forteresse de Latroun surplombant la route principale menant à Jérusalem, que la Légion arabe a immédiatement saisie. [152] La Légion arabe a également occupé le monastère de Latroun. Depuis ces positions, les Jordaniens ont pu couper l'approvisionnement des combattants et des civils israéliens à Jérusalem. [153]

Les Israéliens ont tenté de prendre la forteresse de Latroun dans une série de batailles qui ont duré du 24 mai au 18 juillet. La Légion arabe a tenu Latroun et a réussi à repousser les attaques. [153] Au cours des tentatives de prise de Latroun, les forces israéliennes ont subi quelque 586 victimes, dont Mickey Marcus, le premier général d'Israël, qui a été tué par des tirs amis. La Légion arabe a également subi des pertes, perdant 90 morts et quelque 200 blessés jusqu'au 29 mai. [154]

Un bulldozer tracte un camion sur la "route de Birmanie", juin 1948

La Jérusalem israélienne assiégée n'a été sauvée que par l'ouverture de la "route de Birmanie", une route de contournement de fortune construite par les forces israéliennes qui a permis aux convois de ravitaillement israéliens de passer à Jérusalem. [153] Des parties de la zone où la route a été construite ont été débarrassées des tireurs d'élite jordaniens en mai et la route a été achevée le 14 juin. Le ravitaillement avait déjà commencé à transiter avant que la route ne soit achevée, le premier convoi passant dans la nuit du 1er au 2 juin. Les Jordaniens ont repéré l'activité et ont tenté de bombarder la route, mais ont été inefficaces, car ils ne pouvaient pas être vus. Cependant, des tireurs d'élite jordaniens ont tué plusieurs ouvriers routiers et une attaque le 9 juin a fait huit morts israéliens. Le 18 juillet, des éléments de la brigade Harel ont pris environ 10 villages au sud de Latroun pour agrandir et sécuriser la zone de la route de Birmanie. [ citation requise ]

La Légion arabe a réussi à repousser une attaque israélienne sur Latroun. Les Jordaniens ont lancé deux contre-attaques, prenant temporairement Beit Susin avant d'être repoussés, et capturant Gezer après une bataille acharnée, qui a été reprise par deux escouades du Palmach le même soir. [155]

L'artillerie jordanienne bombarde Jérusalem en 1948

Soldat de la Légion arabe debout dans les ruines de la synagogue la plus sacrée, la "Hurva", vieille ville. [156]

Les résidents juifs de la vieille ville de Jérusalem fuyant pendant l'offensive jordanienne

Bataille pour Jérusalem

Les Jordaniens de Latroun ont coupé l'approvisionnement de Jérusalem-Ouest. [153] Bien que certaines fournitures, principalement des munitions, aient été larguées dans la ville, la pénurie de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments était aiguë. Les forces israéliennes manquaient cruellement de nourriture, d'eau et de munitions. [153]

Le roi Abdallah a ordonné à Glubb Pacha, le commandant de la Légion arabe, d'entrer à Jérusalem le 17 mai. La Légion arabe a tiré 10 000 obus d'artillerie et de mortier par jour [153] et a également attaqué Jérusalem-Ouest avec des tirs de sniper.

De violents combats de maison en maison ont eu lieu entre le 19 et le 28 mai, la Légion arabe ayant finalement réussi à repousser les forces israéliennes des quartiers arabes de Jérusalem ainsi que du quartier juif de la vieille ville. [153] Les 1 500 habitants juifs du quartier juif de la vieille ville ont été expulsés et plusieurs centaines ont été détenus. Les Juifs devaient être escortés par la Légion arabe pour les protéger contre les foules arabes palestiniennes qui avaient l'intention de les massacrer. [157] [ page nécessaire ] Le 22 mai, les forces arabes ont attaqué le kibboutz Ramat Rachel au sud de Jérusalem. Après une bataille acharnée au cours de laquelle 31 Jordaniens et 13 Israéliens ont été tués, les défenseurs de Ramat Rachel se sont retirés, pour reprendre partiellement le kibboutz le lendemain. Les combats se sont poursuivis jusqu'au 26 mai, jusqu'à ce que tout le kibboutz soit repris. Radar Hill a également été prise à la Légion arabe et détenue jusqu'au 26 mai, date à laquelle les Jordaniens l'ont repris dans une bataille qui a fait 19 Israéliens et 2 Jordaniens morts. Au total, 23 tentatives de la brigade Harel pour capturer Radar Hill pendant la guerre ont échoué. [ citation requise ]

Le même jour, Thomas C. Wasson, consul général des États-Unis à Jérusalem et membre de la Commission de la trêve de l'ONU a été abattu à Jérusalem-Ouest. Il a été contesté si Wasson a été tué par les Arabes ou les Israéliens. [ citation requise ]

À la mi-octobre 1948, la brigade Harel a commencé son offensive dans ce qui était connu sous le nom d'opération Ha-Har, pour sécuriser le corridor de Jérusalem. [ citation requise ]

Samarie du Nord

Une force irakienne composée de deux fantassins et d'une brigade blindée a traversé le Jourdain depuis le nord de la Jordanie, attaquant la colonie israélienne de Gesher avec peu de succès. [17] Suite à cette défaite, les forces irakiennes se sont déplacées dans le triangle stratégique délimité par les villes arabes de Naplouse, Jénine et Tulkarem. Le 25 mai, ils se dirigeaient vers Netanya, lorsqu'ils ont été arrêtés. [158] Le 29 mai, une attaque israélienne contre les Irakiens a conduit à trois jours de combats acharnés sur Jénine, mais les forces irakiennes ont réussi à maintenir leurs positions. [158] Après ces batailles, les forces irakiennes sont devenues stationnaires et leur implication dans la guerre a effectivement pris fin. [119] [158]

Les forces irakiennes ont échoué dans leurs attaques contre les colonies israéliennes, la bataille la plus notable ayant lieu à Gesher, et ont plutôt pris des positions défensives autour de Jénine, Naplouse et Tulkarem, d'où elles pourraient faire pression sur le centre israélien. [ citation requise ] [159] Le 25 mai, les forces irakiennes ont avancé de Tulkarem, prenant Geulim et atteignant Kfar Yona et Ein Vered sur la route Tulkarem-Netanya. La brigade Alexandroni a alors arrêté l'avance irakienne et a repris Geulim. Les brigades de Tsahal Carmeli et Golani ont tenté de capturer Jénine lors d'une offensive lancée le 31 mai, mais ont été défaites au cours de la bataille qui a suivi par une contre-attaque irakienne. [ citation requise ]

Front nord – Lac de Galilée

Le 14 mai, la Syrie envahit la Palestine avec la 1re brigade d'infanterie appuyée par un bataillon de véhicules blindés, une compagnie de chars français R 35 et R 37, un bataillon d'artillerie et d'autres unités. [160] Le président syrien, Shukri al-Quwwatli a ordonné à ses troupes au front, « de détruire les sionistes ». "La situation était très grave. Il n'y a pas assez de fusils. Il n'y a pas d'armes lourdes", a déclaré Ben Gourion au cabinet israélien. [161] [162] Le 15 mai, les forces syriennes se sont tournées vers les rives est et sud de la mer de Galilée et ont attaqué Samakh, le fort voisin de Tegart et les colonies de Sha'ar HaGolan, Ein Gev, mais ils ont été embourbés par la résistance . [17] Plus tard, ils ont attaqué Samakh en utilisant des chars et des avions, et le 18 mai, ils ont réussi à conquérir Samakh [160] et ont occupé le Sha'ar HaGolan abandonné. [17]

Le 21 mai, l'armée syrienne a été arrêtée au kibboutz Degania Alef dans le nord, où des milices locales renforcées par des éléments de la brigade Carmeli ont stoppé les forces blindées syriennes avec des cocktails Molotov, des grenades à main et un seul PIAT. Un char qui a été neutralisé par des cocktails Molotov et des grenades à main est toujours au kibboutz. Les forces syriennes restantes ont été chassées le lendemain par quatre canons de montagne Napoleonchik - la première utilisation d'artillerie par Israël pendant la guerre. [163] Suite à la défaite des forces syriennes à Deganias quelques jours plus tard, elles abandonnent le village de Samakh. [160] Les Syriens sont contraints d'assiéger le kibboutz plutôt que d'avancer. [158] Un auteur prétend que la principale raison de la défaite syrienne était le peu d'estime des soldats syriens pour les Israéliens qui, selon eux, ne résisteraient pas et ne combattraient pas l'armée arabe. [162]

Le 6 juin, le 3e bataillon de l'armée libanaise a pris Al-Malkiyya et Qadas dans ce qui est devenu la seule intervention de l'armée libanaise pendant la guerre, remettant les villes à l'Armée arabe de libération et se retirant le 8 juillet. [dix]

Le 6 juin, les forces syriennes ont attaqué Mishmar HaYarden, mais elles ont été repoussées. Le 10 juin, les Syriens ont envahi Mishmar HaYarden et avancé jusqu'à la route principale, où ils ont été arrêtés par des unités de la brigade Oded. [164] Par la suite, les Syriens sont revenus à une position défensive, ne menant que quelques attaques mineures contre de petites colonies israéliennes exposées. [160]

Forces palestiniennes

Dans la continuité de la guerre civile entre les forces juives et arabes qui avait commencé en 1947, des combats entre les forces israéliennes et les milices arabes palestiniennes ont eu lieu, en particulier dans les régions de Lydda, al-Ramla, Jérusalem et Haïfa. Le 23 mai, la brigade Alexandroni a capturé Tantura, au sud de Haïfa, aux mains des forces arabes. Le 2 juin, le commandant de l'armée de la guerre sainte Hasan Salama a été tué dans une bataille avec Haganah à Ras al-Ein. [ citation requise ]

Opérations aériennes

Tous les actifs de l'aviation juive ont été placés sous le contrôle de la Sherut Avir (Air Service, connu sous le nom de SA) en novembre 1947 et les opérations de vol ont commencé le mois suivant à partir d'un petit aéroport civil à la périphérie de Tel-Aviv appelé Sde Dov, avec la première opération de soutien au sol (dans un RWD-13) [165 ] qui a eu lieu le 17 décembre. L'escadron Galilee a été formé à Yavne'el en mars 1948 et l'escadron du Negev a été formé à Nir-Am en avril. Le 10 mai, lorsque la SA a subi sa première perte au combat, il y avait trois unités volantes, un état-major de l'air, des installations de maintenance et un soutien logistique. Au début de la guerre le 15 mai, la SA est devenue l'armée de l'air israélienne. Avec sa flotte [166] d'avions légers, il n'était pas à la hauteur des forces arabes pendant les premières semaines de la guerre avec leurs T-6, Spitfire, C-47 et Avro Ansons.

Le 15 mai, avec le début de la guerre, quatre Spitfire de la Royal Egyptian Air Force (REAF) ont attaqué Tel-Aviv, bombardant l'aérodrome de Sde Dov, où se concentrait la majeure partie des avions de Sherut Avir, ainsi que la centrale électrique de Reading. Plusieurs avions ont été détruits, d'autres endommagés et cinq Israéliens ont été tués. Tout au long des heures suivantes, des vagues supplémentaires d'avions égyptiens ont bombardé et mitraillé des cibles autour de Tel-Aviv, bien que ces raids aient eu peu d'effet. Un Spitfire a été abattu par des tirs antiaériens et son pilote a été fait prisonnier. Au cours des six prochains jours, la REAF continuerait d'attaquer Tel-Aviv, faisant des victimes civiles. Le 18 mai, des avions de combat égyptiens ont attaqué la gare routière centrale de Tel-Aviv, tuant 42 personnes et en blessant 100. En plus de leurs attaques sur Tel-Aviv, les Égyptiens ont également bombardé des colonies rurales et des aérodromes, bien que ces raids aient fait peu de victimes. [167]

Au début de la guerre, la REAF a pu attaquer Israël presque en toute impunité, en raison du manque d'avions de chasse israéliens pour les intercepter [168] et n'a rencontré que des tirs au sol.

Alors que des défenses aériennes plus efficaces étaient transférées à Tel-Aviv, les Égyptiens ont commencé à subir d'importantes pertes d'avions. À la suite de ces pertes, ainsi que de la perte de cinq Spitfire abattus par les Britanniques lorsque les Égyptiens ont attaqué par erreur la RAF Ramat David, les attaques aériennes égyptiennes sont devenues moins fréquentes. À la fin du mois de mai 1948, la quasi-totalité de l'escadron REAF Spitfire basé à El Arish avait été perdu, y compris plusieurs de ses meilleurs pilotes. [ citation requise ]

Bien que manquant d'avions de combat ou de bombardiers, au cours des premiers jours de la guerre, l'armée de l'air embryonnaire d'Israël attaquait toujours des cibles arabes, des avions légers étant utilisés comme bombardiers de fortune, frappant des campements et des colonnes arabes. Les raids ont été principalement menés de nuit pour éviter l'interception par des avions de chasse arabes. Ces attaques avaient généralement peu d'effet, sauf sur le moral. [ citation requise ]

L'équilibre de la puissance aérienne a rapidement commencé à pencher en faveur de l'armée de l'air israélienne après l'arrivée de 25 Avia S-199 de Tchécoslovaquie, dont le premier est arrivé en Israël le 20 mai. Ironiquement, Israël utilisait l'Avia S-199, un dérivé inférieur du Bf 109 conçu dans l'Allemagne nazie pour contrer les Spitfires de conception britannique pilotés par l'Égypte. Pendant le reste de la guerre, Israël acquerrait plus de chasseurs Avia, ainsi que 62 Spitfire de Tchécoslovaquie. Le 28 mai 1948, Sherut Avir devient l'armée de l'air israélienne. [ citation requise ]

De nombreux pilotes qui ont combattu pour l'armée de l'air israélienne étaient des volontaires ou des mercenaires étrangers, dont de nombreux vétérans de la Seconde Guerre mondiale. [ citation requise ]

Le 3 juin, Israël a remporté sa première victoire en combat aérien lorsque le pilote israélien Modi Alon a abattu une paire de DC-3 égyptiens qui venaient de bombarder Tel-Aviv. Bien que Tel-Aviv verrait des raids supplémentaires d'avions de combat, il n'y aurait plus de raids de bombardiers pour le reste de la guerre. Dès lors, l'armée de l'air israélienne a commencé à engager les forces aériennes arabes dans des combats air-air. Le premier combat aérien a eu lieu le 8 juin, lorsqu'un avion de chasse israélien piloté par Gideon Lichtman a abattu un Spitfire égyptien. À l'automne 1948, l'IAF avait atteint la supériorité aérienne et disposait d'une puissance de feu supérieure et d'un personnel plus compétent, dont beaucoup avaient participé à l'action pendant la Seconde Guerre mondiale. [169] Les avions israéliens ont alors commencé à intercepter et à engager des avions arabes lors de missions de bombardement.

À la suite d'attaques aériennes israéliennes contre les colonnes égyptiennes et irakiennes, les Égyptiens ont bombardé à plusieurs reprises l'aérodrome d'Ekron, où étaient basés les combattants de l'IAF. Lors d'un raid du 30 mai, des bombes visant Ekron ont touché le centre de Rehovot, tuant 7 civils et en blessant 30. En réponse à cela, et probablement aux victoires jordaniennes à Latroun, Israël a commencé à bombarder des cibles dans les villes arabes. Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le premier raid israélien sur une capitale arabe a eu lieu lorsque trois avions de l'IAF se sont rendus à Amman et ont largué plusieurs dizaines de bombes de 55 et 110 livres, touchant le Palais du Roi et un aérodrome britannique adjacent. Quelque 12 personnes ont été tuées et 30 blessées. Lors de l'attaque, un hangar de la RAF a été endommagé, de même que certains avions britanniques. Les Britanniques ont menacé qu'en cas d'une autre attaque de ce type, ils abattraient l'avion attaquant et bombarderaient les aérodromes israéliens, et en conséquence, les avions israéliens n'attaqueraient plus Amman pour le reste de la guerre. Israël a également bombardé Arish, Gaza, Damas et Le Caire. Les bombardiers israéliens Boeing B-17 Flying Fortress venant de Tchécoslovaquie en Israël ont bombardé l'Égypte en route vers Israël. [170] [171] Selon Alan Dershowitz, les avions israéliens se sont concentrés sur le bombardement de cibles militaires lors de ces attaques, bien que Benny Morris ait écrit qu'un raid aérien du 11 juin sur Damas était aveugle.

Batailles navales

Au début de la guerre, la marine israélienne se composait de trois anciens navires de l'Aliyah Bet qui avaient été saisis par les Britanniques et mis en fourrière dans le port de Haïfa, où ils étaient amarrés au brise-lames. Les travaux sur la création d'une marine avaient commencé peu de temps avant l'indépendance d'Israël, et les trois navires ont été sélectionnés en raison de leur expérience militaire - l'un, l'INS Eilat, était un ancien brise-glace des garde-côtes américains, et les deux autres, l'INS Hagana et INS Wedgwood, avaient été des corvettes de la Marine royale canadienne. Les navires ont été mis en état de fonctionnement minimum par des entrepreneurs habillés en débardeurs et en personnel portuaire, qui ont pu travailler dans les salles des machines et sous le pont. Le travail devait être clandestin pour ne pas éveiller les soupçons britanniques. Le 21 mai 1948, les trois navires ont mis le cap sur Tel-Aviv et ont été conçus pour ressembler à des navires achetés par des propriétaires étrangers à des fins commerciales. À Tel-Aviv, les navires étaient équipés de petits canons de campagne datant de la fin du XIXe siècle et de canons anti-aériens. Après que les Britanniques ont quitté le port de Haïfa le 30 juin, Haïfa est devenue la base principale de la marine israélienne. En octobre 1948, un chasseur de sous-marin est acheté aux États-Unis. Les navires de guerre étaient habités par d'anciens marins marchands, d'anciens membres d'équipage des navires de l'Aliyah Bet, des Israéliens qui avaient servi dans la Royal Navy pendant la Seconde Guerre mondiale et des volontaires étrangers. Les navires de guerre récemment rénovés et équipés ont servi à des patrouilles côtières et ont bombardé les installations côtières égyptiennes dans et autour de la région de Gaza jusqu'à Port-Saïd. [172] [173]

Fin de la première phase

Tout au long des jours suivants, les Arabes n'ont pu réaliser que des gains limités en raison de la féroce résistance israélienne et ont été rapidement chassés de leurs nouvelles possessions par les contre-attaques israéliennes. [ citation requise ]

Au fur et à mesure que la guerre progressait, Tsahal a réussi à déployer plus de troupes que les forces arabes. En juillet 1948, Tsahal avait 63 000 soldats au début du printemps 1949, ils en avaient 115 000. Les armées arabes avaient environ 40 000 soldats en juillet 1948, passant à 55 000 en octobre 1948, et un peu plus au printemps 1949. [ citation requise ]

Lors de la mise en œuvre de la trêve, Tsahal contrôlait neuf villes et villages arabes ou villes et villages mixtes : Nouvelle Jérusalem, Jaffa, Haïfa, Acre, Safed, Tibériade, Baysan (Beit She'an), Samakh et Yibna (Yavne) . Une autre ville, Jénine, n'était pas occupée mais ses habitants ont fui. Les forces arabes combinées ont capturé 14 points d'implantation juive, mais un seul d'entre eux, Mishmar HaYarden, se trouvait sur le territoire de l'État juif proposé conformément à la résolution 181. Dans les limites de l'État juif proposé, il y avait douze villages arabes qui s'opposaient aux juifs. contrôle ou ont été capturés par les armées arabes envahissantes, et en plus d'eux, l'aéroport de Lod et la station de pompage près d'Antipatris, qui se trouvaient dans les limites de l'État juif proposé, étaient sous le contrôle des Arabes. L'armée israélienne a capturé environ 50 grands villages arabes en dehors des frontières de l'État juif proposé et un plus grand nombre de hameaux et de campements bédouins. 350 kilomètres carrés de l'État juif proposé étaient sous le contrôle des forces arabes, tandis que 700 kilomètres carrés de l'État arabe proposé étaient sous le contrôle de Tsahal. Ce chiffre ignore le désert du Néguev qui n'était sous aucun contrôle absolu de part et d'autre. [174] [ page nécessaire ]

Entre l'invasion et la première trêve, l'armée syrienne a fait 315 de ses hommes tués et 400 à 500 blessés le corps expéditionnaire irakien a fait 200 de ses hommes tués et 500 blessés la Légion arabe jordanienne a fait 300 de ses hommes tués et 400– 500 (y compris les irréguliers et les volontaires palestiniens combattant sous les Jordaniens) l'armée égyptienne a fait 600 de ses hommes tués et 1 400 blessés (y compris les irréguliers des Frères musulmans) l'ALA, qui est retourné au combat début juin, a fait 100 de ses hommes tués ou blessée. 800 Juifs ont été pris en otage par les Arabes et 1 300 Arabes ont été pris en otage par les Juifs, principalement des Palestiniens. [174] [ page nécessaire ]

Première trêve : 11 juin – 8 juillet 1948

L'ONU a déclaré une trêve le 29 mai, qui est entrée en vigueur le 11 juin et a duré 28 jours. La trêve a été conçue pour durer 28 jours et un embargo sur les armes a été décrété avec l'intention qu'aucune des deux parties ne tirerait aucun profit de la trêve. Aucune des deux parties n'a respecté la trêve, les deux ont trouvé des moyens de contourner les restrictions qui leur étaient imposées. [175] Tant les Israéliens que les Arabes ont profité de ce temps pour améliorer leurs positions, une violation directe des termes du cessez-le-feu. [176]

Renforts

Forces israéliennes 1948 [177]
Force initiale 29,677
4 juin 40,825
17 juillet 63,586
7 octobre 88,033
28 octobre 92,275
2 décembre 106,900
23 décembre 107,652
30 décembre 108,300

Au moment de la trêve, le point de vue britannique était que « les Juifs sont trop faibles en armement pour obtenir des succès spectaculaires ». [175] Au début de la trêve, un officier britannique en poste à Haïfa a déclaré que la trêve de quatre semaines « serait certainement exploitée par les Juifs pour poursuivre l'entraînement militaire et la réorganisation tandis que les Arabes les gaspilleraient à se quereller sur les futures divisions. du butin". [176] Pendant la trêve, les Israéliens ont cherché à renforcer leurs forces par l'importation massive d'armes. [175] L'armée israélienne a pu acquérir des armes de Tchécoslovaquie ainsi qu'améliorer la formation des forces et la réorganisation de l'armée pendant cette période. Yitzhak Rabin, un commandant de Tsahal à l'époque de la guerre et plus tard le cinquième Premier ministre d'Israël, a déclaré « [s]ans les armes de la Tchécoslovaquie. Il est très douteux que nous aurions pu mener la guerre ». [178]

L'armée israélienne a augmenté ses effectifs d'environ 30 000 à 35 000 hommes à près de 65 000 pendant la trêve en raison de la mobilisation et de l'immigration constante en Israël. Il a également pu augmenter son approvisionnement en armes à plus de 25 000 fusils, 5 000 mitrailleuses et 50 millions de balles. [176] En plus de violer l'embargo sur les armes et le personnel, ils ont également envoyé de nouvelles unités sur les lignes de front, tout comme leurs ennemis arabes l'ont fait. [176]

Pendant la trêve, l'Irgun a tenté de faire venir une cargaison d'armes privée à bord d'un navire appelé Altalena. Craignant un coup d'État de l'Irgoun (à l'époque où Tsahal était en train d'intégrer diverses factions politiques d'avant l'indépendance), Ben Gourion a ordonné que les armes soient confisquées par la force. Après quelques problèmes de communication, Ben Gourion a ordonné à l'armée de couler le navire. Plusieurs membres de l'Irgoun et des soldats de Tsahal ont été tués dans les combats. [ citation requise ]

Médiateur de l'ONU Bernadotte

Le cessez-le-feu a été supervisé par le médiateur de l'ONU Folke Bernadotte et une équipe d'observateurs de l'ONU composée d'officiers de l'armée belge, américaine, suédoise et française. [179] Bernadotte a été élu par l'Assemblée générale pour "assurer la sécurité des lieux saints, sauvegarder le bien-être de la population et promouvoir 'un ajustement pacifique de la situation future de la Palestine'". [176]

  1. la tentative de . l'Irgun Zvai Leumi pour amener du matériel de guerre et des immigrants, y compris des hommes d'âge militaire, en Palestine à bord du navire Altalena le 21 juin.
  2. Une autre violation de la trêve s'est produite par le refus des forces égyptiennes d'autoriser le passage des convois de secours vers les colonies juives du Négueb.
  3. La troisième violation de la trêve est survenue à la suite de l'échec des forces transjordaniennes et irakiennes à permettre l'écoulement de l'eau vers Jérusalem. [180]

Une fois la trêve en place, Bernadotte a commencé à aborder la question de parvenir à un règlement politique. Les principaux obstacles à son avis étaient « le rejet continu par le monde arabe de l'existence d'un État juif, quelles que soient ses frontières, la nouvelle "philosophie" d'Israël, basée sur sa puissance militaire croissante, consistant à ignorer les frontières de la partition et à conquérir tout territoire supplémentaire qu'il pouvait et le problème émergent des réfugiés arabes palestiniens ». [176]

Compte tenu de tous les enjeux, Bernadotte a présenté un nouveau plan de partition. Il a proposé qu'il y ait un État arabe palestinien aux côtés d'Israël et qu'une « Union » « soit établie entre les deux États souverains d'Israël et de Jordanie (qui comprenait désormais la Cisjordanie) que le Néguev, ou une partie de celui-ci, soit inclus dans le et que la Galilée occidentale, ou une partie de celle-ci, soit incluse dans Israël que l'ensemble de Jérusalem fasse partie de l'État arabe, les zones juives jouissant d'une autonomie municipale et que l'aéroport de Lydda et Haïfa soient des « ports francs » - vraisemblablement exempts d'Israël ou la souveraineté arabe". [176] Israël a rejeté la proposition, en particulier l'aspect de perdre le contrôle de Jérusalem, mais ils ont accepté de prolonger la trêve d'un mois. Les Arabes ont rejeté à la fois la prolongation de la trêve et la proposition. [176]

Deuxième phase : du 8 au 18 juillet 1948 (« batailles de dix jours »)

Le 8 juillet, la veille de l'expiration de la trêve, les forces égyptiennes du général Muhammad Naguib ont repris la guerre en attaquant Negba. [181] Le lendemain, les forces aériennes israéliennes ont lancé une offensive simultanée sur les trois fronts, allant de Quneitra à Arish et l'armée de l'air égyptienne a bombardé la ville de Tel-Aviv. [182] Pendant les combats, les Israéliens ont pu ouvrir une bouée de sauvetage à un certain nombre de kibboutzim assiégés. [175]

Les combats se sont poursuivis pendant dix jours jusqu'à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU prononce la deuxième trêve le 18 juillet. Pendant ces 10 jours, les combats ont été dominés par des offensives israéliennes à grande échelle et une posture défensive du côté arabe. [ citation requise ]

Front sud

Dans le sud, Tsahal a mené plusieurs offensives, dont l'opération An-Far et l'opération Mort à l'envahisseur. La tâche du 1er bataillon de la 11e brigade sur le flanc sud était de capturer des villages, et son opération s'est déroulée sans heurts, avec peu de résistance de la part des irréguliers locaux. Selon Amnon Neumann, un vétéran du Palmach du front sud, pratiquement aucun village arabe du sud n'a riposté, en raison de la misère misérable de ses moyens et du manque d'armes, et a subi l'expulsion. [183] ​​La légère résistance offerte a été réprimée par un barrage d'artillerie, suivi de la prise d'assaut du village, dont les habitants ont été expulsés et les maisons détruites. [184]

Le 12 juillet, les Égyptiens ont lancé une action offensive et ont de nouveau attaqué Negba, qu'ils n'avaient pas réussi à capturer auparavant, en utilisant trois bataillons d'infanterie, un bataillon blindé et un régiment d'artillerie. Dans la bataille qui a suivi, les Égyptiens ont été repoussés, faisant 200 à 300 victimes, tandis que les Israéliens ont perdu 5 morts et 16 blessés. [185]

Après avoir échoué à prendre Negba, les Égyptiens ont tourné leur attention vers des colonies et des positions plus isolées. Le 14 juillet, une attaque égyptienne contre Gal On a été repoussée par un champ de mines et par la résistance des habitants de Gal On. [186] [ page nécessaire ]

Les Égyptiens ont ensuite attaqué le village légèrement défendu de Be'erot Yitzhak. Les Égyptiens ont réussi à pénétrer dans le périmètre du village, mais les défenseurs se sont concentrés dans une position intérieure du village et ont repoussé l'avance égyptienne jusqu'à ce que des renforts de Tsahal arrivent et chassent les assaillants. Les Égyptiens ont subi environ 200 victimes, tandis que les Israéliens ont fait 17 morts et 15 blessés. La bataille a été l'une des dernières actions offensives de l'Égypte pendant la guerre, et les Égyptiens n'ont attaqué aucun village israélien à la suite de cette bataille. [ citation requise ]

Lydda et al-Ramla

Le 10 juillet, Glubb Pacha a ordonné aux troupes de la Légion arabe de « prendre des dispositions pour une guerre bidon ». [187] L'opération israélienne Danny était l'offensive israélienne la plus importante, visant à sécuriser et à élargir le couloir entre Jérusalem et Tel-Aviv en capturant les villes en bordure de route Lod (Lydda) et Ramle. Dans une deuxième étape prévue de l'opération, les positions fortifiées de Latroun - surplombant l'autoroute Tel-Aviv-Jérusalem - et la ville de Ramallah devaient également être capturées. Hadita, près de Latroun, a été capturée par les Israéliens au prix de 9 morts. [ citation requise ]

Les objectifs de l'opération Danny étaient de capturer le territoire à l'est de Tel-Aviv, puis de pousser à l'intérieur des terres et de soulager la population et les forces juives à Jérusalem. Lydda était devenue un centre militaire important dans la région, apportant son soutien aux activités militaires arabes ailleurs, et Ramle était l'un des principaux obstacles bloquant les transports juifs. Lydda a été défendue par une milice locale d'environ 1 000 habitants, avec un contingent de la Légion arabe de 125 à 300. [188]

Les forces de Tsahal se sont rassemblées pour attaquer la ville au nombre d'environ 8 000. C'était la première opération où plusieurs brigades étaient impliquées. La ville a été attaquée du nord via Majdal al-Sadiq et al-Muzayri'a, et de l'est via Khulda, al-Qubab, Jimzu et Daniyal. Des bombardiers ont également été utilisés pour la première fois dans le conflit pour bombarder la ville. L'armée israélienne a capturé la ville le 11 juillet. [175]

Jusqu'à 450 Arabes et 9 à 10 soldats israéliens ont été tués. Le lendemain, Ramle tomba. [175] Les populations civiles de Lydda et de Ramle ont fui ou ont été expulsées vers les lignes de front arabes, et suite à la résistance à Lydda, la population a été expulsée sans moyens de transport dont certaines des expulsées sont mortes au cours de la longue marche sous le chaud soleil de juillet . [189]

Les 15 et 16 juillet, une attaque sur Latroun a lieu mais ne parvient pas à occuper le fort. [175] Une deuxième tentative désespérée a eu lieu le 18 juillet par des unités de la brigade Yiftach équipées de véhicules blindés, dont deux chars Cromwell, mais cette attaque a également échoué. Malgré la deuxième trêve, qui a commencé le 18 juillet, les efforts israéliens pour conquérir Latroun se sont poursuivis jusqu'au 20 juillet. [ citation requise ]

Jérusalem

L'objectif de l'opération Kedem était de sécuriser la vieille ville de Jérusalem, mais moins de ressources ont été allouées. L'opération a échoué. [190] À l'origine, l'opération devait commencer le 8 juillet, immédiatement après la première trêve, par les forces de l'Irgoun et de Léhi. Cependant, il a été retardé par David Shaltiel, peut-être parce qu'il n'avait pas confiance en leur capacité après leur échec à capturer Deir Yassin sans l'aide de la Haganah. [ citation requise ]

Les forces de l'Irgoun commandées par Yehuda Lapidot devaient percer à la nouvelle porte, Léhi devait percer le mur s'étendant de la nouvelle porte à la porte de Jaffa et le bataillon Beit Horon devait frapper du mont Sion. [ citation requise ]

La bataille devait commencer le Shabbat, à 20h00 le 16 juillet, deux jours avant le deuxième cessez-le-feu de la guerre. Le plan a mal tourné dès le début et a été reporté d'abord à 23h00, puis à minuit. Ce n'est qu'à 02h30 que la bataille a réellement commencé.L'Irgoun a réussi à percer à la Nouvelle Porte, mais les autres forces ont échoué dans leurs missions. À 05h45 le 17 juillet, Shaltiel a ordonné une retraite et de cesser les hostilités. [ citation requise ]

Le 14 juillet 1948, l'Irgoun occupa le village arabe de Malha après une bataille acharnée. Quelques heures plus tard, les Arabes lancent une contre-attaque, mais des renforts israéliens arrivent et le village est repris au prix de 17 morts. [ citation requise ]

Galilée du Sud

Le deuxième plan était l'opération Dekel, qui visait à capturer la Basse Galilée, y compris Nazareth. Nazareth a été capturée le 16 juillet, et au moment où la deuxième trêve est entrée en vigueur à 19h00 le 18 juillet, toute la Basse Galilée, de la baie de Haïfa à la mer de Galilée, a été capturée par Israël. [ citation requise ]

Galilée orientale

L'opération Brosh a été lancée dans une tentative infructueuse de déloger les forces syriennes de la Galilée orientale et du pont Benot Yaakov. Au cours de l'opération, 200 Syriens et 100 Israéliens ont été tués. L'armée de l'air israélienne a également bombardé Damas pour la première fois. [ citation requise ]

Deuxième trêve : 18 juillet – 15 octobre 1948

Le 18 juillet à 19h00, la deuxième trêve du conflit est entrée en vigueur après d'intenses efforts diplomatiques de l'ONU.

Le 16 septembre, le comte Folke Bernadotte propose un nouveau partage de la Palestine dans lequel le Néguev serait divisé entre la Jordanie et l'Égypte, et la Jordanie annexerait Lydda et Ramla. Il y aurait un État juif dans toute la Galilée, avec la frontière allant de Faluja au nord-est vers Ramla et Lydda. Jérusalem serait internationalisée, avec une autonomie municipale pour les habitants juifs et arabes de la ville, le port de Haïfa serait un port franc et l'aéroport de Lydda serait un aéroport gratuit. Tous les réfugiés palestiniens se verraient accorder le droit de retour, et ceux qui choisiraient de ne pas rentrer seraient indemnisés pour les biens perdus. L'ONU contrôlerait et réglementerait l'immigration juive. [191]

Le plan a été une fois de plus rejeté par les deux parties. Le lendemain, 17 septembre, Bernadotte est assassiné à Jérusalem par le groupe militant sioniste Léhi. Une équipe de quatre hommes a tendu une embuscade au cortège de voitures de Bernadotte à Jérusalem, le tuant ainsi qu'un observateur français de l'ONU assis à côté de lui. Léhi considérait Bernadotte comme une marionnette britannique et arabe, et donc une menace sérieuse pour l'État émergent d'Israël, et craignait que le gouvernement israélien provisoire n'accepte le plan, qu'il considérait comme désastreux. À l'insu de Léhi, le gouvernement avait déjà décidé de le rejeter et de reprendre le combat dans un mois. L'adjoint de Bernadotte, l'Américain Ralph Bunche, le remplace. [192] [193] [194] [195]

Le 22 septembre 1948, le Conseil d'État provisoire d'Israël a adopté l'ordonnance sur la zone de juridiction et de pouvoirs, 5708-1948. La loi a officiellement augmenté la taille d'Israël en annexant toutes les terres qu'il avait capturées depuis le début de la guerre. Il a également déclaré qu'à partir de ce moment-là, toute partie de la Palestine capturée par l'armée israélienne deviendrait automatiquement une partie d'Israël. [196]

Petite poche triangle

Les villageois arabes de la zone connue sous le nom de "Petit Triangle" au sud de Haïfa, ont tiré à plusieurs reprises sur le trafic israélien le long de la route principale de Tel-Aviv à Haïfa et ont été ravitaillés par les Irakiens du nord de la Samarie. [197] Les tirs embusqués sur la circulation se sont poursuivis pendant la deuxième trêve. Les assauts mal planifiés des 18 juin et 8 juillet n'avaient pas réussi à déloger les milices arabes de leurs positions supérieures. Les Israéliens ont lancé l'opération Shoter le 24 juillet afin de prendre le contrôle de la route principale menant à Haïfa et de détruire tout l'ennemi dans la région. [197] Les assauts israéliens des 24 et 25 juillet ont été repoussés par une forte résistance. Les Israéliens ont ensuite brisé les défenses arabes avec un assaut d'infanterie et de blindés soutenus par des bombardements d'artillerie lourde et des bombardements aériens. Trois villages arabes se sont rendus et la plupart des habitants ont fui avant et pendant l'attaque. Les soldats et les avions israéliens ont frappé l'une des routes de retraite arabes, tuant 60 soldats arabes. [ douteux - discuter ] . La plupart des habitants ont fui avant et pendant l'attaque, atteignant le nord de la Samarie. Des centaines ont été expulsés de force les jours suivants. Au moins une centaine de miliciens et de civils ont été tués. [197]

Les Arabes ont affirmé que les Israéliens avaient massacré des civils arabes, mais les Israéliens ont rejeté ces affirmations. [ douteux - discuter ] Une enquête des Nations Unies n'a trouvé aucune preuve d'un massacre. Après l'opération, la route Tel-Aviv-Haïfa a été ouverte au trafic militaire et civil israélien, et les barrages routiers arabes le long de la route ont été supprimés. Le trafic le long du chemin de fer côtier Haïfa-Hadera a également été rétabli.

Troisième phase : 15 octobre 1948 – 10 mars 1949

Israël a lancé une série d'opérations militaires pour chasser les armées arabes et sécuriser les frontières nord et sud d'Israël.

Front nord – Galilée

Le 22 octobre, la troisième trêve est entrée en vigueur. [198] Les forces arabes irrégulières ont refusé de reconnaître la trêve et ont continué à harceler les forces israéliennes et les colonies dans le nord. Le même jour où la trêve est entrée en vigueur, l'Armée de libération arabe a violé la trêve en attaquant Manara, en capturant le point fort de Cheikh Abed, en repoussant les contre-attaques des unités israéliennes locales et en tendant une embuscade aux forces israéliennes qui tentaient de soulager Manara. La brigade Carmeli de Tsahal a perdu 33 morts et 40 blessés. [199] Manara et Misgav Am ont été totalement coupés, et les protestations d'Israël à l'ONU n'ont pas réussi à changer la situation.

Le 24 octobre, l'armée israélienne a lancé l'opération Hiram et capturé toute la région de la haute Galilée, repoussant l'ALA au Liban, tendant une embuscade et détruisant tout un bataillon syrien. [200] La force israélienne de quatre brigades d'infanterie était commandée par Moshe Carmel. [200] L'ensemble de l'opération n'a duré que 60 heures, au cours desquelles de nombreux villages ont été capturés, souvent après que des locaux ou des forces arabes aient résisté. [200] Les pertes arabes ont été estimées à 400 morts et 550 prisonniers, avec de faibles pertes israéliennes. [200]

Certains prisonniers auraient été exécutés par les forces israéliennes. On estime que 50 000 réfugiés palestiniens ont fui vers le Liban, certains d'entre eux fuyant avant l'avancée des forces et d'autres expulsés des villages qui avaient résisté, tandis que les habitants arabes de ces villages qui étaient restés en paix ont été autorisés à rester et sont devenus citoyens israéliens. Les villageois d'Iqrit et de Birim ont été persuadés de quitter leurs maisons par les autorités israéliennes, qui leur ont promis qu'ils seraient autorisés à rentrer. Israël a finalement décidé de ne pas leur permettre de revenir et leur a offert une compensation financière, qu'ils ont refusé d'accepter. [201]

À la fin du mois, Tsahal avait capturé toute la Galilée, chassé toutes les forces de l'ALA d'Israël et avait avancé de 8 kilomètres (5 miles) au Liban jusqu'au fleuve Litani [202], occupant treize villages libanais. Dans le village de Hula, deux officiers israéliens ont tué entre 35 et 58 prisonniers en représailles au massacre de la raffinerie de pétrole de Haïfa. Les deux officiers ont ensuite été jugés pour leurs actes.

Néguev

Israël a lancé une série d'opérations militaires pour chasser les armées arabes et sécuriser les frontières d'Israël. Cependant, l'invasion de la Cisjordanie aurait pu faire entrer dans les frontières de l'État d'Israël en expansion une population arabe massive qu'elle ne pourrait pas absorber. Le désert du Néguev était un espace vide pour l'expansion, de sorte que l'effort de guerre principal s'est déplacé vers le Néguev à partir de début octobre. [203] Israël a décidé de détruire ou au moins de chasser le corps expéditionnaire égyptien puisque les lignes de front égyptiennes étaient trop vulnérables en tant que frontières permanentes. [204]

Le 15 octobre, Tsahal a lancé l'opération Yoav dans le nord du Néguev. [175] Son objectif était de creuser un fossé entre les forces égyptiennes le long de la côte et la route Beersheba-Hébron-Jérusalem et finalement de conquérir tout le Néguev. [175] C'était une préoccupation particulière de la part d'Israël en raison d'une campagne diplomatique britannique pour faire livrer tout le Néguev à l'Égypte et à la Jordanie, et qui rendait ainsi Ben Gourion soucieux d'avoir les forces israéliennes dans le contrôle du Néguev dès que possible. possible. [175]

L'opération Yoav était dirigée par le commandant du front sud Yigal Allon. Trois brigades d'infanterie et une brigade blindée étaient engagées contre Yoav, chargées de percer les lignes égyptiennes. [200] Les positions égyptiennes étaient gravement affaiblies par l'absence d'une défense en profondeur, ce qui signifiait qu'une fois que les FDI avaient percé les lignes égyptiennes, il n'y avait pas grand-chose pour les arrêter. [200] L'opération a été un énorme succès, brisant les rangs égyptiens et forçant l'armée égyptienne du nord du Néguev, de Beersheba et d'Ashdod. [200]

Dans la soi-disant « poche de Faluja », une force égyptienne encerclée a pu tenir pendant quatre mois jusqu'aux accords d'armistice de 1949, lorsque le village a été pacifiquement transféré à Israël et que les troupes égyptiennes sont parties. [200] Quatre navires de guerre de la marine israélienne ont fourni un soutien en bombardant les installations côtières égyptiennes dans la région d'Ashkelon et en empêchant la marine égyptienne d'évacuer les troupes égyptiennes en retraite par la mer. [172]

Le 19 octobre, l'opération Ha-Har a commencé dans le couloir de Jérusalem, tandis qu'une bataille navale a également eu lieu près de Majdal (aujourd'hui Ashkelon), avec trois corvettes israéliennes face à une corvette égyptienne avec un soutien aérien. Un marin israélien a été tué et quatre blessés, et deux des navires ont été endommagés. Un avion égyptien a été abattu, mais la corvette s'est échappée. Des navires de guerre israéliens ont également bombardé Majdal le 17 octobre et Gaza le 21 octobre, avec l'appui aérien de l'armée de l'air israélienne. Le même jour, les FDI ont capturé Beersheba et ont fait prisonniers 120 soldats égyptiens. Le 22 octobre, des commandos navals israéliens utilisant des bateaux explosifs ont coulé le navire amiral égyptien Emir Farouk, et endommagé un dragueur de mines égyptien. [200]

Le 9 novembre 1948, Tsahal a lancé l'opération Shmone pour capturer le fort de Tegart dans le village d'Iraq Suwaydan. Les défenseurs égyptiens du fort avaient auparavant repoussé huit tentatives de prise, dont deux lors de l'opération Yoav. Les forces israéliennes ont bombardé le fort avant un assaut avec de l'artillerie et des frappes aériennes de bombardiers B-17. Après avoir percé les clôtures périphériques sans résistance, les Israéliens ont fait un trou dans le mur extérieur du fort, incitant les 180 soldats égyptiens qui occupaient le fort à se rendre sans combattre. La défaite a incité les Égyptiens à évacuer plusieurs positions voisines, y compris des collines que Tsahal n'avait pas réussi à prendre par la force. Pendant ce temps, les forces de Tsahal ont pris l'Irak Suwaydan lui-même après une bataille acharnée, faisant 6 morts et 14 blessés. [ citation requise ]

Du 5 au 7 décembre, Tsahal a mené l'opération Assaf pour prendre le contrôle du Néguev occidental. Les principaux assauts ont été menés par des forces mécanisées, tandis que l'infanterie de la brigade Golani couvrait l'arrière. Une contre-attaque égyptienne est repoussée. Les Égyptiens ont planifié une autre contre-attaque, mais celle-ci a échoué après que la reconnaissance aérienne israélienne a révélé les préparatifs égyptiens et que les Israéliens ont lancé une frappe préventive. Environ 100 Égyptiens ont été tués et 5 chars ont été détruits, les Israéliens perdant 5 tués et 30 blessés. [ citation requise ]

Le 22 décembre, Tsahal a lancé l'opération Horev (également appelée opération Ayin). [200] Le but de l'opération était de chasser toutes les forces égyptiennes restantes du Néguev, détruisant la menace égyptienne sur les communautés du sud d'Israël et forçant les Égyptiens à un cessez-le-feu. Pendant cinq jours de combats, les Israéliens ont sécurisé le Néguev occidental, expulsant toutes les forces égyptiennes de la région. [200]

Les forces israéliennes ont ensuite lancé des raids dans la région de Nitzana et sont entrées dans la péninsule du Sinaï le 28 décembre. L'armée israélienne a capturé Umm Katef et Abu Ageila et a avancé au nord vers Al Arish, dans le but d'encercler l'ensemble du corps expéditionnaire égyptien. Les forces israéliennes se sont retirées du Sinaï le 2 janvier 1949 à la suite de pressions conjointes anglo-américaines et d'une menace britannique d'action militaire. Les forces de Tsahal se sont regroupées à la frontière avec la bande de Gaza. Les forces israéliennes ont attaqué Rafah le lendemain, et après plusieurs jours de combats, les forces égyptiennes dans la bande de Gaza ont été encerclées. Les Égyptiens ont accepté de négocier un cessez-le-feu le 7 janvier et les FDI se sont ensuite retirées de Gaza. [200] Selon Morris, "les règles d'engagement inéquitables et injustes : les Arabes pouvaient lancer des offensives en toute impunité, mais les interventions internationales ont toujours entravé et restreint les contre-attaques d'Israël. [205]

Le 28 décembre, la brigade Alexandroni n'a pas réussi à prendre la poche de Fallouja, mais a réussi à s'emparer d'Iraq el-Manshiyeh et à la tenir temporairement. [206] Les Égyptiens contre-attaquent, mais sont pris pour une force amie et autorisés à avancer, piégeant un grand nombre d'hommes. Les Israéliens ont perdu 87 soldats. [ citation requise ]

Le 5 mars, l'opération Uvda a été lancée après près d'un mois de reconnaissance, dans le but de sécuriser le sud du Néguev contre la Jordanie. L'armée israélienne est entrée et a sécurisé le territoire, mais n'a pas rencontré de résistance significative en cours de route, car la zone était déjà désignée comme faisant partie de l'État juif dans le plan de partition de l'ONU, et l'opération visait à établir la souveraineté israélienne sur le territoire plutôt que de réellement le conquérir. Les brigades Golani, Negev et Alexandroni ont participé à l'opération, avec quelques unités plus petites et avec un soutien naval. [207]

Le 10 mars, les forces israéliennes ont sécurisé le Néguev méridional, atteignant la pointe sud de la Palestine : Umm Rashrash sur la mer Rouge (où Eilat a été construite plus tard) et s'en emparant sans bataille. Les soldats israéliens ont hissé un drapeau israélien fait à la main ("Le drapeau à l'encre") à 16h00 le 10 mars, revendiquant Umm Rashrash pour Israël. La levée du drapeau d'encre est considérée comme la fin de la guerre. [208]

Affrontements aériens anglo-israéliens

Alors que les combats progressaient et qu'Israël montait une incursion dans le Sinaï, la Royal Air Force commença à mener des missions de reconnaissance presque quotidiennes au-dessus d'Israël et du Sinaï. Les avions de reconnaissance de la RAF décollaient des bases aériennes égyptiennes et volaient parfois aux côtés d'avions de la Royal Egyptian Air Force. Des avions britanniques de haut vol survolaient fréquemment Haïfa et la base aérienne de Ramat David, et sont devenus connus des Israéliens sous le nom de « shuftykeit ». [209]

Le 20 novembre 1948, un De Havilland Mosquito de reconnaissance photographique de la RAF non armé du 13e Escadron de la RAF a été abattu par un P-51 Mustang de l'armée de l'air israélienne piloté par le volontaire américain Wayne Peake alors qu'il survolait la Galilée en direction de la base aérienne de Hatzor. Peake a ouvert le feu avec ses canons, provoquant un incendie dans le moteur bâbord. L'avion a pris la mer et a baissé son altitude, puis a explosé et s'est écrasé au large d'Ashdod. Le pilote et le navigateur ont tous deux été tués. [209] [210]

Juste avant midi le 7 janvier 1949, quatre Spitfire FR18 du 208e Escadron de la RAF en mission de reconnaissance dans la région de Deir al-Balah ont survolé un convoi israélien qui avait été attaqué par cinq Spitfire égyptiens quinze minutes plus tôt. Les pilotes avaient repéré des véhicules fumants et ont été attirés sur les lieux par curiosité. Deux avions ont plongé à moins de 500 pieds d'altitude pour prendre des photos du convoi, tandis que les deux autres les ont couverts à 1 500 pieds. [209] [211]

Les soldats israéliens au sol, alertés par le bruit des Spitfire qui approchaient et craignant une autre attaque aérienne égyptienne, ont ouvert le feu avec des mitrailleuses. Un Spitfire a été abattu par une mitrailleuse montée sur char, tandis que l'autre a été légèrement endommagé et rapidement tiré vers le haut. Les trois Spitfire restants ont ensuite été attaqués par des patrouilleurs Spitfire de l'IAF pilotés par Chalmers Goodlin et John McElroy, des volontaires des États-Unis et du Canada respectivement. Les trois Spitfire ont été abattus et un pilote a été tué. [209] [211]

Deux pilotes ont été capturés par des soldats israéliens et emmenés à Tel-Aviv pour y être interrogés, puis relâchés. Un autre a été secouru par des Bédouins et remis à l'armée égyptienne, qui l'a remis à la RAF. Plus tard dans la journée, quatre Spitfire de la RAF du même escadron escortés par sept Hawker Tempest du 213e Escadron de la RAF et huit du 6e Escadron de la RAF sont partis à la recherche des avions perdus et ont été attaqués par quatre Spitfire de l'IAF. La formation israélienne était dirigée par Ezer Weizman. Les trois autres étaient pilotés par l'ailier de Weizman Alex Jacobs et les volontaires américains Bill Schroeder et Caesar Dangott. [209] [211] Les Tempêtes ont découvert qu'ils ne pouvaient pas larguer leurs réservoirs de carburant externes et certains avaient des canons non opérationnels. Schroeder a abattu un Tempest britannique, tuant le pilote David Tattersfield, et Weizman a gravement endommagé un avion britannique piloté par Douglas Liquorish. L'avion de Weizman et deux autres avions britanniques ont également subi de légers dommages pendant l'engagement. Pendant la bataille, les pilotes britanniques du Tempest ont traité les Spitfire britanniques comme des avions israéliens potentiels jusqu'à ce que les pilotes britanniques du Spitfire reçoivent l'ordre par radio de remuer leurs ailes pour être plus clairement identifiables. L'engagement a pris fin lorsque les Israéliens ont réalisé le danger de leur situation et se sont désengagés, retournant à la base aérienne de Hatzor. [209] [211]

Le Premier ministre israélien David Ben Gourion a personnellement ordonné que les épaves des combattants de la RAF qui avaient été abattus soient traînées en territoire israélien. Les troupes israéliennes se sont ensuite rendues sur les lieux du crash, ont retiré diverses pièces et enterré l'autre avion. Cependant, les Israéliens n'ont pas réussi à dissimuler les épaves à temps pour empêcher les avions de reconnaissance britanniques de les photographier. Une équipe de sauvetage de la RAF a été déployée pour récupérer les épaves, entrant en territoire israélien lors de leurs recherches. Deux ont été découverts en Égypte, tandis que la Tempête de Tattersfield a été découverte au nord de Nirim, à 6 km (4 mi) à l'intérieur d'Israël. Des entretiens avec des Arabes locaux ont confirmé que les Israéliens avaient visité les sites du crash pour enlever et enterrer les épaves. Tattersfield a d'abord été enterré près de l'épave, mais son corps a ensuite été retiré et réinhumé au cimetière de guerre britannique de Ramla. [209] [212]

En réponse, la RAF a préparé tous les Tempests et Spitfires pour attaquer tout avion IAF qu'ils rencontraient et bombarder les aérodromes de l'IAF. Les troupes britanniques au Moyen-Orient ont été placées en état d'alerte élevé et tous les congés ont été annulés, et les citoyens britanniques ont été invités à quitter Israël. La Royal Navy a également été placée en état d'alerte. À la base aérienne de Hatzor, le consensus général parmi les pilotes, dont la plupart avaient volé avec ou aux côtés de la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, était que la RAF ne permettrait pas la perte de cinq avions et de deux pilotes sans représailles, et attaquerait probablement la base à l'aube le lendemain. Cette nuit-là, en prévision d'une attaque britannique imminente, certains pilotes ont décidé de n'opposer aucune résistance et ont quitté la base, tandis que d'autres ont préparé leurs Spitfire et ont été sanglés dans les cockpits à l'aube, se préparant à repousser une frappe aérienne de représailles. Cependant, malgré la pression des escadrons impliqués dans les incidents, les commandants britanniques ont refusé d'autoriser des frappes de représailles. [209] [213]

Le lendemain de l'incident, les pilotes britanniques ont reçu une directive de considérer comme hostile tout avion israélien s'infiltrant dans l'espace aérien égyptien ou jordanien et de les abattre, mais ont également reçu l'ordre d'éviter toute activité près des frontières d'Israël. Plus tard en janvier 1949, les Britanniques ont réussi à empêcher la livraison d'essence d'aviation et d'autres carburants essentiels à Israël en représailles à l'incident.Le ministère britannique des Affaires étrangères a présenté au gouvernement israélien une demande d'indemnisation pour la perte de personnel et d'équipement. [209] [214]

Résolution 194 des Nations Unies

En décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 194. Elle a appelé à établir une commission de conciliation des Nations Unies pour faciliter la paix entre Israël et les États arabes. Cependant, de nombreux articles de la résolution n'ont pas été respectés, car ceux-ci ont été opposés par Israël, rejetés par les États arabes ou ont été éclipsés par la guerre alors que le conflit de 1948 se poursuivait.

Les armes de l'époque de la Seconde Guerre mondiale en grande partie ont été utilisées par les deux parties. L'Egypte avait du matériel britannique, l'armée syrienne avait du matériel français. Des équipements allemands, tchécoslovaques et britanniques ont été utilisés par Israël. [215]


La guerre israélo-arabe de 1973

La guerre israélo-arabe de 1973 a été un tournant pour la politique étrangère des États-Unis envers le Moyen-Orient. Cela a forcé l'administration Nixon à réaliser que la frustration arabe face au refus d'Israël de se retirer des territoires qu'il avait occupés en 1967 pouvait avoir des conséquences stratégiques majeures pour les États-Unis. La guerre a ainsi ouvert la voie à la « diplomatie de la navette » du secrétaire d'État Henry Kissinger et, finalement, au traité de paix israélo-égyptien de 1979.

L'administration Nixon et le conflit israélo-arabe, 1969-1973

Le président Richard Nixon est entré en fonction convaincu que l'impasse arabo-israélienne sur le sort des territoires occupés pourrait nuire à la position de l'Amérique dans le monde arabe et saper les perspectives de détente américano-soviétique. Pour tenter de sortir de l'impasse, il a ordonné au secrétaire d'État William Rogers de négocier avec les Soviétiques les paramètres d'un règlement au Moyen-Orient, dans le but de parvenir à un accord que chaque superpuissance pourrait vendre à ses clients régionaux. En décembre 1969, cependant, l'Union soviétique, l'Égypte et Israël avaient tous rejeté le soi-disant « plan Rogers », qui appelait Israël à se retirer sur les lignes d'armistice de 1949, avec des « modifications non substantielles », en échange de la paix.

L'échec du plan Rogers a conduit Nixon à suspendre ses efforts pour parvenir à un règlement avec les Soviétiques et a accordé du crédit à l'argument du conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger selon lequel les États-Unis ne devraient pas pousser Israël à faire des concessions tant que l'Égypte, le principal État arabe, restait aligné. avec les Soviétiques. À l'été 1970, Nixon rompit avec Kissinger et permit à Rogers de présenter une initiative plus limitée pour mettre fin à la « guerre d'usure » israélo-égyptienne le long du canal de Suez, dans laquelle les Soviétiques s'étaient engagés militairement. "Rogers II", qui appelait Israël et l'Egypte à accepter un cessez-le-feu de trois mois et des négociations sous les auspices du médiateur de l'ONU Gunnar Jarring, a été accepté par les deux parties, qui ont cessé de se battre le 7 août. Pourtant, l'appétit de Nixon pour la diplomatie a été gâché par Efforts égyptiens et soviétiques pour rapprocher les missiles antiaériens du canal et intervention syrienne dans la guerre civile en Jordanie. Jusqu'en février 1971, les arguments de Kissinger contre le fait de récompenser prématurément les clients soviétiques prévalaient à nouveau.

En février 1971, cependant, le président égyptien Anouar Sadate offrit à l'administration Nixon une nouvelle opportunité pour le rétablissement de la paix arabo-israélien. Sadate a proposé que l'Égypte rouvre le canal de Suez si les Forces de défense israéliennes (FDI) se retiraient de la rive est du canal et acceptaient plus tard un calendrier pour de nouveaux retraits. Il a également indiqué qu'il renoncerait à toute revendication de belligérance contre Israël si Tsahal se retirait à la frontière internationale. Les efforts de Rogers pour capitaliser sur les déclarations de Sadate en travaillant à un règlement provisoire, cependant, se sont heurtés à l'opposition des Israéliens et ont reçu peu de soutien de Kissinger et Nixon. Kissinger croyait que les propositions égyptiennes pour un règlement provisoire, ainsi qu'un plan de paix soviétique présenté en septembre, seraient rejetées par les Israéliens, et ne voulait pas que la discorde au sujet du Moyen-Orient sape les efforts de détente avant le sommet de Moscou de mai 1972. Pour Nixon, un tel raisonnement était renforcé par le désir d'éviter une crise dans les relations américano-israéliennes avant les élections présidentielles de 1972.

À la suite du sommet de Moscou, où les Américains et les Soviétiques ont délibérément évité de discuter du Moyen-Orient, Sadate a fait deux autres démarches pour amener l'administration Nixon à sortir de l'impasse israélo-arabe. En juillet 1972, il a décidé d'expulser les conseillers militaires soviétiques d'Égypte et a ouvert un canal arrière à Kissinger par l'intermédiaire de Hafiz Isma'il, son conseiller à la sécurité nationale. En février 1973, Ismaïl a rencontré Kissinger et l'a informé que l'Égypte serait disposée à signer un accord de paix séparé avec Israël qui pourrait impliquer des zones démilitarisées des deux côtés de la frontière internationale et des soldats de la paix dans des endroits sensibles comme Charm el-Cheikh. Cependant, la normalisation égypto-israélienne devrait attendre qu'Israël se retire de tous les territoires qu'il avait conquis en 1967. Les Israéliens ont répondu avec hésitation, et Nixon et Kissinger ont fait peu d'efforts pour changer d'avis. Malgré les manifestations publiques de frustration de Sadate, ainsi que les avertissements du roi de Jordanie Hussein et du secrétaire général soviétique Leonid Brejnev, Nixon et Kissinger pensaient qu'étant donné l'équilibre militaire, l'Égypte et la Syrie n'attaqueraient pas Israël, une opinion soutenue par une grande partie des services de renseignement américains. communauté. Jusqu'à l'automne 1973, le président et Kissinger soutenaient que toute initiative diplomatique américaine devrait attendre après les élections israéliennes d'octobre.

La guerre et ses conséquences

Le 6 octobre 1973, l'Égypte et la Syrie ont attaqué les forces israéliennes dans la péninsule du Sinaï et les hauteurs du Golan. Malgré les revers israéliens initiaux, Kissinger, maintenant à la fois secrétaire d'État et conseiller à la sécurité nationale, pensait qu'Israël gagnerait rapidement. Il craignait qu'une déroute des Arabes n'oblige les Soviétiques à intervenir, augmentant leur prestige dans le monde arabe et nuisant à la détente. Ainsi, il a proposé que les États-Unis et l'Union soviétique appellent à la fin des combats et à un retour aux lignes de cessez-le-feu de 1967. Les Soviétiques, peu désireux d'intervenir au nom de leurs clients, acceptèrent, mais les Égyptiens rejetèrent la proposition de cessez-le-feu. Voulant éviter à la fois une défaite arabe et une intervention militaire, les Soviétiques ont alors commencé à réapprovisionner l'Égypte et la Syrie en armes. Le 9 octobre, à la suite d'une contre-attaque ratée de Tsahal contre les forces égyptiennes, les Israéliens ont demandé à l'Amérique de faire de même pour eux. Ne voulant pas voir Israël vaincu, Nixon a accepté, et des avions américains transportant des armes ont commencé à arriver en Israël le 14 octobre.

Avec le pont aérien américain en cours, les combats se sont retournés contre les Arabes. Le 16 octobre, des unités de Tsahal ont traversé le canal de Suez. Sadate a commencé à s'intéresser à un cessez-le-feu, ce qui a conduit Brejnev à inviter Kissinger à Moscou pour négocier un accord. Une proposition américano-soviétique de cessez-le-feu suivie de pourparlers de paix a été adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU en tant que résolution 338 le 22 octobre. Par la suite, cependant, Kissinger s'est envolé pour Tel-Aviv, où il a dit aux Israéliens que les États-Unis ne s'opposeraient pas si le Tsahal a continué d'avancer pendant qu'il retournait à Washington. Lorsque Kissinger est revenu aux États-Unis, il a accepté une demande soviétique de demander une autre résolution de cessez-le-feu, que le Conseil de sécurité a adoptée le 23 octobre. Pourtant, les Israéliens ont toujours refusé de s'arrêter. Le 24 octobre, Brejnev a envoyé à Nixon un message d'assistance téléphonique suggérant que les États-Unis et l'Union soviétique envoient des troupes en Égypte pour « mettre en œuvre » le cessez-le-feu. Si Nixon choisissait de ne pas le faire, Brejnev a menacé : « Nous devrions être confrontés à la nécessité d'examiner de toute urgence la question de prendre les mesures appropriées unilatéralement ». Les États-Unis ont réagi en mettant leurs forces nucléaires en état d'alerte mondiale le 25 octobre. En fin de journée, la crise s'est apaisée lorsque le Conseil de sécurité a adopté la résolution 340, qui appelait à un cessez-le-feu, au retrait de toutes les forces sur leurs positions du 22 octobre. , et des observateurs de l'ONU et des soldats de la paix pour surveiller le cessez-le-feu. Cette fois, les Israéliens ont accepté la résolution.

La guerre de 1973 s'est ainsi soldée par une victoire israélienne, mais à grands frais pour les États-Unis. Bien que la guerre n'ait pas sabordé la détente, elle a néanmoins rapproché les États-Unis d'une confrontation nucléaire avec l'Union soviétique qu'à aucun moment depuis la crise des missiles de Cuba. De plus, le pont aérien militaire américain vers Israël avait conduit les producteurs de pétrole arabes à imposer un embargo sur les expéditions de pétrole vers les États-Unis et certains pays d'Europe occidentale, provoquant des bouleversements économiques internationaux. Le décor était planté pour que Kissinger fasse un effort majeur pour le rétablissement de la paix arabo-israélien.


Non, Israël ne se battait pas pour son existence en 1967

Il y a encore un débat considérable sur la guerre qui a fait rage au Moyen-Orient pendant six jours à partir du 5 juin 1967. Les Six.

Il y a encore un débat considérable sur la guerre qui a fait rage au Moyen-Orient pendant six jours à partir du 5 juin 1967. La guerre des Six Jours a commencé lorsqu'Israël a attaqué les forces égyptiennes sur la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza le long de la frontière sud d'Israël.

Après que la Syrie et la Jordanie ont envahi Israël par le nord, les troupes israéliennes de contre-attaque ont occupé la Cisjordanie et les hauteurs du Golan. La guerre s'est terminée par une victoire décisive d'Israël le 10 juin 1967, Israël occupant les anciens territoires syrien, jordanien et égyptien.

Les faits sont incontestables. Mais l'interprétation populaire de sous-jacent cause et conditions … a souvent tort.

La sagesse conventionnelle est que la crise qui a culminé avec la guerre des Six Jours a commencé par un affrontement majeur sur la ligne d'armistice entre Israël et la Syrie le 7 avril 1967, au cours duquel des intercepteurs israéliens ont abattu sept MiG arabes en 30 secondes.

Selon les Israéliens, la bataille aérienne d'avril 1967 a fait suite à une longue série de provocations syriennes. Mais des années plus tard, Moshe Dayan, le ministre israélien de la Défense de l'époque, expliqua qu'au moins 80 % des affrontements entre Israël et la Syrie dans les années 1960 avaient en fait été provoqués par Israël, cédant aux pressions des colons espérant occuper le territoire. Golan.

Plus récemment, des universitaires israéliens ont révélé l'étendue des préparatifs israéliens pour la guerre, indiquant clairement que ce qui était en apparence des réactions israéliennes aux attaques syriennes étaient, en fait, des opérations pré-planifiées.

En d'autres termes, Israël avait toujours l'intention d'envahir et d'occuper le Golan. Ainsi Israël porte une grande partie de la responsabilité d'avoir déclenché la guerre des Six Jours. « En juin 1967, nous avions à nouveau le choix », a déclaré Menachem Begin, Premier ministre israélien de 1977 à 1983. « Nous devons être honnêtes envers nous-mêmes. Nous avons décidé d'attaquer.”

Images de la caméra du pistolet du massacre aérien du 7 avril 1967, au cours duquel des jets israéliens ont abattu sept MiG arabes. Photo des Forces de défense israéliennes

Certains universitaires et journalistes soutiennent que la guerre des Six Jours est le résultat d'un complot dirigé par les Soviétiques visant soit à détruire Israël, soit, au moins, à accroître la dépendance des États arabes à l'égard de Moscou. C'est également faux.

Un rapport autrefois secret du secrétaire du Parti communiste soviétique de l'époque, Leonid Brejnev, indique clairement que Moscou n'avait aucune intention d'inciter à un conflit armé. En effet, en juin 1967, l'Union soviétique espérait éviter la guerre, mais découvrit qu'elle ne pouvait pas contrôler ses alliés arabes.

Le rapport Brejnev confirme qu'il n'y a pas eu de conspiration soviétique pour détruire Israël. Au contraire, l'URSS soupçonnait Israël de préparer une attaque contre la Syrie. Déterminés à sauver le gouvernement de Damas, les Soviétiques ont fait croire à l'Égypte que les forces israéliennes se mobilisaient le long de la ligne d'armistice avec la Syrie.

L'Union soviétique espérait manipuler le président égyptien Gamal Abdel Nasser pour qu'il aide la Syrie en concentrant les forces égyptiennes sur sa propre ligne de cessez-le-feu avec Israël. Moscou savait qu'en de précédentes occasions, les mobilisations égyptiennes avaient réussi à réduire les tensions entre Israël et la Syrie.

Le même document révèle que Moscou a sous-estimé la puissance militaire d'Israël et a estimé que l'État juif ne pouvait pas gagner une guerre sur deux fronts. C'est pourquoi Moscou a consenti à l'expulsion des forces de maintien de la paix des Nations Unies du Sinaï en mai 1967.

Cependant, à partir de ce moment, les dirigeants soviétiques ont perdu le contrôle de la crise. Les Soviétiques ont été pris de court par le blocus par Nasser du golfe d'Aqaba sans les avoir consultés au préalable, puis par le lancement par Israël d'une attaque rapide qui s'est soldée par la victoire six jours plus tard.

Même alors, Moscou n'était pas enclin à entreprendre une action militaire contre Israël. Ce n'est que lorsque l'occupation de Damas par les Forces de défense israéliennes a semblé imminente que le Kremlin a fortement augmenté la pression sur Israël et a même eu recours à des menaces militaires. Ces menaces ont à leur tour forcé le président américain Lyndon Johnson à intervenir et à persuader le gouvernement israélien de mettre fin aux combats.

Le maréchal égyptien Hakim Amer a prouvé qu'il était un dilet juste avant la guerre de juin 1967. Collection Tom Cooper

Contrairement à certains rapports, aucun Foxbat soviétique MiG-25 n'a survolé le complexe nucléaire israélien de Dimona en mai et début juin 1967. Oui, les survols ont eu lieu, mais ils ont été pilotés par des pilotes égyptiens et n'ont produit exactement aucun renseignement sur les capacités militaires israéliennes et intentions.

Dans chaque récit de la guerre de juin 1967 publié en Occident et en particulier aux États-Unis, l'attaque israélienne est décrite comme "préemptive". menace imminente d'attaque non seulement de l'Égypte, mais aussi des forces combinées irakiennes, jordaniennes et syriennes.

S'il ne fait aucun doute que les Arabes voulaient détruire Israël, le fait est que les militaires arabes ne possédaient même pas de plan pour une offensive tous azimuts contre le jeune pays et, de toute façon, manquaient de forces pour mener à bien un tel plan. "Il n'y avait aucun danger d'anéantissement", a déclaré Chaim Herzog, le premier gouverneur militaire de la Cisjordanie occupée après la guerre de 1967. « Le siège social israélien n'a jamais cru à ce danger. »

Le principal plan égyptien pour une guerre avec Israël, en mai et juin 1967, le plan portait le nom de code « El Qahir » était de nature purement défensive. Quoi qu'il en soit, le ministre égyptien de la Défense, le maréchal Abd El Hakim Amer, a nié ce plan lorsqu'il a ordonné à ses forces de se redéployer fin mai et début juin 1967, plongeant l'ensemble de l'armée égyptienne dans le chaos.

« Je ne pense pas que Nasser voulait la guerre », reconnaissait en 1968 Yitzhak Rabin, chef d'état-major de Tsahal en 1967. « Les deux divisions qu'il a envoyées dans le Sinaï n'auraient pas été suffisantes pour lancer une guerre offensive. Il le savait et nous le savions.”

Le 5 juin 1967, l'armée égyptienne était disposée en un mince écran sur toute la longueur de la ligne d'armistice avec des positions israéliennes qu'elle ne pouvait même pas défendre correctement. De même, l'armée de l'air égyptienne avait retiré la quasi-totalité de ses avions des bases aériennes du Sinaï vers celles situées entre le canal de Suez et le Caire.

Peu importe à quel point les Arabes voulaient détruire Israël, même leur commandant en chef n'avait aucune idée de comment le faire. Israël n'a jamais été confronté à une menace sérieuse de destruction. Et la frappe israélienne "préemptive" qui a déclenché la guerre des Six Jours n'était pas du tout préventive.


Accord d'armistice général israélo-syrien

J'ai l'honneur d'informer le Conseil de sécurité qu'un accord d'armistice général, conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, a été signé par les délégations d'Israël et de la Syrie sur la colline 232, près de Mahanayim, le 20 juillet 1949. Le texte de l'Accord est le suivant :

ACCORD D'ARMISTICE GÉNÉRAL ISRAÉLO-SYRIEN

LES Parties au présent Accord,

Répondant à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, les invitant, à titre de mesure provisoire supplémentaire au titre de l'Article 40 de la Charte des Nations Unies et afin de faciliter le passage de la trêve actuelle à la paix permanente en Palestine, à négocier un armistice

Ayant décidé d'entamer des négociations sous la Présidence des Nations Unies concernant la mise en oeuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948 et ayant désigné des représentants habilités à négocier et à conclure un accord d'armistice

Les représentants soussignés, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, sont convenus des dispositions suivantes :

En vue de promouvoir le retour d'une paix permanente en Palestine et compte tenu de l'importance à cet égard des assurances mutuelles concernant les futures opérations militaires des Parties, les principes suivants, qui seront pleinement observés par les deux Parties pendant l'armistice, sont affirmé par la présente :

1. L'injonction du Conseil de sécurité contre le recours à la force militaire dans le règlement de la question de Palestine sera désormais scrupuleusement respectée par les deux Parties. L'établissement d'un armistice entre leurs forces armées est accepté comme une étape indispensable vers la liquidation des conflits armés et le rétablissement de la paix en Palestine.

2. Aucune action agressive des forces armées – terrestre, maritime ou aérienne – de l'une ou l'autre des Parties ne sera entreprise, planifiée ou menacée contre le peuple ou les forces armées de l'autre, étant entendu que l'utilisation du terme « planifié » dans ce contexte n'a aucune incidence sur la planification normale du personnel telle qu'elle est généralement pratiquée dans les organisations militaires.

3. Le droit de chaque Partie à sa sécurité et à ne pas craindre d'être attaqué par les forces armées de l'autre est pleinement respecté.

En vue notamment de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, les principes et objectifs suivants sont affirmés :

1. Le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne doit être obtenu dans le cadre de la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité est reconnu.

2. Il est également reconnu qu'aucune disposition du présent Accord ne portera atteinte en aucune manière aux droits, revendications et positions de l'une ou l'autre des Parties aux présentes dans le règlement pacifique final de la question de Palestine, les dispositions du présent Accord étant dictées exclusivement par des militaires et non par des considérations politiques.

1. En application des principes qui précèdent et de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, un armistice général entre les forces armées des deux Parties «terrestre, maritime et aérien» est établi.

2. Aucun élément des forces militaires ou paramilitaires terrestres, maritimes ou aériennes de l'une ou l'autre des Parties, y compris les forces non régulières, ne commettra d'acte de guerre ou d'hostilité contre les forces militaires ou paramilitaires de l'autre Partie ou contre des civils. dans un territoire sous le contrôle de cette Partie ou avancera au-delà ou franchira à quelque fin que ce soit la ligne de démarcation d'armistice énoncée à l'article V du présent Accord ou pénétrera ou traversera l'espace aérien de l'autre Partie ou à travers les eaux dans un délai de trois milles de la côte de l'autre Partie.

3. Aucun acte de guerre ou acte d'hostilité ne sera mené à partir du territoire contrôlé par l'une des Parties au présent Accord contre l'autre Partie ou contre des civils sur le territoire sous le contrôle de cette Partie.

1.La ligne décrite à l'article V du présent Accord sera désignée comme la ligne de démarcation d'armistice et est tracée conformément à l'objet et à l'intention de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948.

2. L'objet fondamental de la ligne de démarcation d'armistice est de délimiter la ligne au-delà de laquelle les forces armées des parties respectives ne doivent pas se déplacer.

3. Les règles et règlements des forces armées des Parties, qui interdisent aux civils de traverser les lignes de combat ou d'entrer dans la zone entre les lignes, resteront en vigueur après la signature du présent Accord avec application à la ligne de démarcation d'armistice définie à l'article V , sous réserve des dispositions du paragraphe 5 dudit article.

1. Il est souligné que les dispositions ci-après concernant la ligne de démarcation d'armistice entre les forces armées israéliennes et syriennes et la zone démilitarisée ne doivent pas être interprétées comme ayant un quelconque rapport avec les dispositions territoriales finales affectant les deux parties au présent accord.

2. Conformément à l'esprit de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, la ligne de démarcation d'armistice et la zone démilitarisée ont été définies en vue de séparer les forces armées des deux parties de manière à minimiser les risques de friction et incident, tout en assurant le rétablissement progressif d'une vie civile normale dans la zone de la zone démilitarisée, sans préjudice du règlement final.

3. La ligne de démarcation d'armistice sera telle que délimitée sur la carte jointe au présent accord en tant qu'annexe I. La ligne de démarcation d'armistice suivra une ligne à mi-chemin entre les lignes de trêve existantes, comme certifié par l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve pour les Israéliens et les Syriens. les forces. Lorsque les lignes de trêve existantes longent la frontière internationale entre la Syrie et la Palestine, la ligne de démarcation d'armistice suivra la ligne frontière.

4. Les forces armées des deux Parties n'avanceront nulle part au-delà de la ligne de démarcation d'armistice.

5. (a) Lorsque la ligne de démarcation d'armistice ne correspond pas à la frontière internationale entre la Syrie et la Palestine, la zone comprise entre la ligne de démarcation d'armistice et la frontière, dans l'attente d'un règlement territorial définitif entre les parties, sera établie en tant que zone démilitarisée à partir de laquelle les forces armées des deux Parties seront totalement exclues et dans lesquelles aucune activité des forces militaires ou paramilitaires ne sera autorisée. Cette disposition s'applique aux secteurs d'Ein Gev et de Dardara qui feront partie de la zone démilitarisée.

b) Toute avancée des forces armées, militaires ou paramilitaires, de l'une ou l'autre des Parties dans une partie quelconque de la zone démilitarisée, confirmée par les représentants des Nations Unies visés à l'alinéa suivant, constituera une violation flagrante de la présente Une entente.

c) Le Président de la Commission mixte d'armistice instituée à l'article VII du présent Accord et les observateurs des Nations Unies attachés à la Commission sont chargés d'assurer la pleine application du présent article.

d) Le retrait des forces armées qui se trouvent actuellement dans la zone démilitarisée se fera conformément au calendrier de retrait annexé au présent Accord (annexe II).

e) Le président de la Commission mixte d'armistice est habilité à autoriser le retour de civils dans les villages et les colonies de la zone démilitarisée et l'emploi d'un nombre limité de policiers civils recrutés localement dans la zone à des fins de sécurité intérieure, et il est guidé à cet égard par

le calendrier de retrait visé à l'alinéa () du présent article.

6. De chaque côté de la zone démilitarisée, il y aura des zones, telles que définies à l'annexe III du présent accord, dans lesquelles seules des forces défensives seront maintenues, conformément à la définition des forces défensives énoncée à l'annexe IV du présent accord.

Tous les prisonniers de guerre détenus par l'une des Parties au présent Accord et appartenant aux forces armées, régulières ou irrégulières, de l'autre Partie, seront échangés comme suit :

1. L'échange de prisonniers de guerre se fera sous la surveillance et le contrôle des Nations Unies. L'échange aura lieu sur le site de la Conférence d'armistice dans les vingt-quatre heures suivant la signature du présent Accord.

2. Les prisonniers de guerre contre lesquels des poursuites pénales peuvent être pendantes, ainsi que ceux condamnés pour crime ou autre délit, seront compris dans cet échange de prisonniers.

3. Tous les objets d'usage personnel, valeurs, lettres, documents, marques d'identification et autres effets personnels de quelque nature que ce soit, appartenant aux prisonniers de guerre en cours d'échange, leur seront restitués ou, s'ils se sont évadés ou décédés, à la Partie aux forces armées à laquelle ils appartenaient.

4. Toutes les questions non spécifiquement réglées dans le présent Accord seront tranchées conformément aux principes énoncés dans la Convention internationale relative au traitement des prisonniers de guerre, signée à Genève le 27 juillet 1929.

5. La Commission mixte d'armistice établie à l'article VII du présent Accord assumera la responsabilité de localiser les personnes disparues, qu'elles soient militaires ou civiles, dans les zones contrôlées par chaque Partie, afin de faciliter leur échange rapide. Chaque partie s'engage à apporter à la Commission une coopération et une assistance pleines et entières dans l'exercice de cette fonction.

1. L'exécution des dispositions du présent Accord sera supervisée par une Commission mixte d'armistice composée de cinq membres, dont chaque Partie au présent Accord en désignera deux, et dont le Président sera le Chef d'état-major de l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve. ou un cadre supérieur du personnel d'observation de cette organisation désigné par lui après consultation des deux Parties au présent Accord.

2. La Commission mixte d'armistice aura son siège au bureau des douanes près de Jisr Banat Yakub et à Mahanayim, et tiendra ses réunions aux lieux et aux heures qu'elle jugera nécessaires à la conduite efficace de ses travaux.

3. La Commission mixte d'armistice sera convoquée lors de sa première réunion par le chef d'état-major de l'Organisation des Nations Unies pour le contrôle de la trêve au plus tard une semaine après la signature du présent Accord.

4. Les décisions de la Commission mixte d'armistice sont, dans la mesure du possible, fondées sur le principe de l'unanimité. A défaut d'unanimité, les décisions sont prises à la majorité des voix des membres de la Commission présents et votants.

5. La Commission mixte d'armistice établit son règlement intérieur. Les réunions ne se tiennent qu'après convocation en bonne et due forme des membres par le président. Le quorum pour ses réunions est la majorité de ses membres.

6. La Commission est habilitée à employer des observateurs, qui peuvent être issus des organisations militaires des Parties ou du personnel militaire de l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve, ou des deux, en nombre jugé essentiel à l'exercice de ses fonctions. Au cas où des observateurs des Nations Unies seraient ainsi employés, ils resteront sous le commandement du chef d'état-major des Nations Unies de l'Organisation de surveillance de la trêve. Les missions de nature générale ou spéciale confiées aux observateurs des Nations Unies attachés à la Commission mixte d'armistice sont soumises à l'approbation du chef d'état-major des Nations Unies ou de son représentant désigné au sein de la Commission, selon celui qui en assure la présidence.

7. Les réclamations ou plaintes présentées par l'une ou l'autre des Parties relatives à l'application du présent Accord seront immédiatement déférées à la Commission mixte d'armistice par l'intermédiaire de son Président. La Commission prendra les mesures qu'elle jugera appropriées pour toutes ces réclamations ou plaintes au moyen de son mécanisme d'observation et d'enquête, en vue d'un règlement équitable et mutuellement satisfaisant.

8. Lorsque l'interprétation du sens d'une disposition particulière du présent accord, autre que le préambule et les articles I et II, est en cause, l'interprétation de la Commission prévaudra. La Commission, à sa discrétion et selon les besoins, peut de temps à autre recommander aux Parties des modifications aux dispositions du présent Accord.

9. La Commission mixte d'armistice soumettra aux deux Parties des rapports sur ses activités aussi souvent qu'elle le jugera nécessaire. Une copie de chacun de ces rapports est présentée au Secrétaire général des Nations Unies pour transmission à l'organe ou à l'agence approprié des Nations Unies.

10. Les membres de la Commission et ses observateurs se voient accorder la liberté de mouvement et d'accès dans la zone couverte par le présent Accord que la Commission peut juger nécessaire, à condition que, lorsque ces décisions de la Commission sont prises à la majorité des voix, l'Organisation des Nations Unies Seuls les observateurs seront employés.

11. Les dépenses de la Commission, autres que celles relatives aux observateurs des Nations Unies, seront réparties à parts égales entre les deux Parties au présent Accord.

1. Le présent Accord n'est pas soumis à ratification et entrera en vigueur dès sa signature.

2. Le présent Accord, ayant été négocié et conclu conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948 appelant à l'établissement d'un armistice afin d'éliminer le traité de paix en Palestine et de faciliter la transition de la trêve actuelle à une paix permanente en Palestine, restera en vigueur jusqu'à ce qu'un règlement pacifique entre les Parties soit trouvé, sauf dans les cas prévus au paragraphe 3 du présent article.

3. Les parties au présent accord peuvent, d'un commun accord, réviser le présent accord ou l'une quelconque de ses dispositions, ou suspendre son application, à l'exception des articles I et III, à tout moment. A défaut d'accord mutuel et après que le présent Accord aura été en vigueur pendant un an à compter de la date de sa signature, l'une ou l'autre des Parties pourra inviter le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à convoquer une conférence des représentants des deux Parties pour dans le but d'examiner, de réviser ou de suspendre l'une quelconque des dispositions du présent accord autres que les articles I et III. La participation à ces conférences est obligatoire pour les Parties.

4. Si la conférence prévue au paragraphe 3 du présent article n'aboutit pas à une solution concertée d'un point en litige, l'une ou l'autre des Parties pourra saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour obtenir réparation au motif que le présent Accord a été conclu conformément à l'action du Conseil de sécurité en vue de parvenir à la paix en Palestine.

5. Le présent Accord, dont les textes anglais et français font également foi, est signé en cinq exemplaires. Un exemplaire est conservé par chaque Partie, deux exemplaires communiqués au Secrétaire général des Nations Unies pour transmission au Conseil de sécurité et à la Commission de conciliation des Nations Unies sur la Palestine, et un exemplaire au Médiateur par intérim sur la Palestine.

FAIT sur la colline 232 près de MAHANAYIM le 20 juillet 1949, en présence du adjoint personnel du médiateur par intérim des Nations Unies pour la Palestine et du chef d'état-major des Nations Unies de l'Organisation de surveillance de la trêve.

Signé : Lieutenant-Colonel MORDEHAI MAKLEFF

REMARQUE. Les annexes I à IV de l'Accord ci-dessus seront publiées dès réception au siège.


Armistice Israël Syrie - Histoire

Les Parties au présent Accord,

Répondant à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948(2), les invitant, à titre de mesure provisoire supplémentaire en vertu de l'Article 40 de la Charte des Nations Unies et afin de faciliter le passage de la trêve actuelle à la paix permanente en Palestine, négocier un armistice

Ayant décidé d'entamer des négociations sous la présidence des Nations Unies (présidence concernant l'application de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948 et ayant désigné des représentants habilités à négocier et à conclure un accord d'armistice

Les représentants soussignés, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, sont convenus des dispositions suivantes :

En vue de promouvoir le retour d'une paix permanente en Palestine et compte tenu de l'importance à cet égard des assurances mutuelles concernant les futures opérations militaires des Parties, les principes suivants, qui seront pleinement observés par les deux Parties pendant l'armistice, sont affirmé par la présente :

1. L'injonction du Conseil de sécurité contre le recours à la force militaire dans le règlement de la question de Palestine sera désormais scrupuleusement respectée par les deux Parties. L'établissement d'un armistice entre leurs forces armées est accepté comme une étape indispensable vers la liquidation des conflits armés et le rétablissement de la paix en Palestine.

2. Aucune action agressive des forces armées terrestres, maritimes ou aériennes de l'une ou l'autre des Parties ne sera entreprise, planifiée ou menacée contre le peuple ou les forces armées de l'autre, étant entendu que l'emploi du terme planifié dans ce contexte n'a aucune incidence sur la planification normale du personnel telle qu'elle est généralement pratiquée dans les organisations militaires.

3. Le droit de chaque Partie à sa sécurité et à ne pas craindre d'être attaqué par les forces armées de l'autre est pleinement respecté.

En vue notamment de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, les principes et objectifs suivants sont affirmés :

1. Le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne doit être obtenu dans le cadre de la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité est reconnu.

2. Il est également reconnu qu'aucune disposition du présent Accord ne portera atteinte en aucune manière aux droits, revendications et positions de l'une ou l'autre des Parties aux présentes dans le règlement pacifique final de la question de Palestine, les dispositions du présent Accord étant dictées exclusivement par des militaires, et non par par des considérations politiques.

1. En application des principes qui précèdent et de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, un armistice général entre les forces armées des deux Parties terrestres, maritimes et aériennes est établi.

2. Aucun élément des forces terrestres, maritimes ou aériennes, militaires ou paramilitaires de l'une ou l'autre des Parties, y compris les forces non régulières, ne commettra d'acte de guerre ou d'hostilité contre les forces militaires ou paramilitaires de l'autre Partie, ou contre des civils sur le territoire sous le contrôle de cette Partie ou doit avancer ou franchir à quelque fin que ce soit la ligne de démarcation d'armistice énoncée à l'article V du présent Accord ou entrer ou traverser l'espace aérien de l'autre Partie ou à travers les eaux à moins de trois milles du littoral de l'autre Partie.

3. Aucun acte de guerre ou acte d'hostilité ne sera mené à partir du territoire contrôlé par l'une des Parties au présent Accord contre l'autre Partie ou contre des civils sur le territoire sous le contrôle de cette Partie.

1. La ligne décrite à l'article V du présent Accord sera désignée comme ligne de démarcation d'armistice et est tracée conformément à l'objet et à l'intention de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948.

2. Le but fondamental de la ligne de démarcation d'armistice est de délimiter la ligne au-delà de laquelle les forces armées des parties respectives ne doivent pas se déplacer.

3. Les règles et règlements des forces armées des Parties, qui interdisent aux civils de traverser les lignes de combat ou d'entrer dans la zone entre les lignes, resteront en vigueur après la signature du présent Accord, avec application à la ligne de démarcation d'armistice définie à l'article V, sous réserve des dispositions du paragraphe 5 dudit article.

1. Il est souligné que les dispositions ci-après concernant la ligne de démarcation d'armistice entre les forces armées israéliennes et syriennes et la zone démilitarisée ne doivent pas être interprétées comme ayant un quelconque rapport avec les dispositions territoriales finales affectant les deux parties au présent accord.

2. Conformément à l'esprit de la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, la ligne de démarcation d'armistice et la zone démilitarisée ont été définies en vue de séparer les forces armées des deux parties de manière à minimiser les risques de friction et incident, tout en assurant le rétablissement progressif [le rétablissement] d'une vie civile normale dans la zone de la zone démilitarisée, sans préjudice du règlement final.

3. La ligne de démarcation d'armistice sera telle que délimitée sur la carte jointe au présent accord en tant qu'annexe I. (3) La ligne de démarcation d'armistice suivra une ligne à mi-chemin entre les lignes de trêve existantes, comme certifié par l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve pour la Forces israéliennes et syriennes. Lorsque les lignes de trêve existantes longent la frontière internationale entre la Syrie et la Palestine, la ligne de démarcation d'armistice suivra la ligne frontière

4. Les forces armées des deux Parties n'avanceront nulle part au-delà de la ligne de démarcation d'armistice.

5. (a) Lorsque la ligne de démarcation d'armistice ne correspond pas à la frontière internationale entre la Syrie et la Palestine, la zone comprise entre la ligne de démarcation d'armistice et la frontière, dans l'attente d'un règlement territorial définitif entre les parties, sera établie en tant que zone démilitarisée à partir de laquelle les forces armées des deux Parties seront totalement exclues et dans lesquelles aucune activité des forces militaires ou paramilitaires ne sera autorisée. Cette disposition s'applique aux secteurs d'Ein Gev et de Dardara qui feront partie de la zone démilitarisée.

b) Toute avancée des forces armées, militaires ou paramilitaires, de l'une ou l'autre des Parties dans toute partie de la zone démilitarisée, confirmée par les représentants des Nations Unies visés à l'alinéa suivant, constitue une violation flagrante de la présente Une entente.

c) Le Président de la Commission mixte d'armistice instituée à l'article VII du présent Accord et les observateurs des Nations Unies attachés à la Commission sont chargés d'assurer la pleine application du présent article.

d) Le retrait des forces armées qui se trouvent actuellement dans la zone démilitarisée se fera conformément au calendrier de retrait annexé au présent Accord (annexe II). (4)

e) Le président de la Commission mixte d'armistice est habilité à autoriser le retour de civils dans les villages et les colonies de la zone démilitarisée et l'emploi d'un nombre limité de policiers civils recrutés localement dans la zone à des fins de sécurité intérieure, et il est guidé à cet égard par le calendrier de retrait visé à l'alinéa (d) du présent article.

6. De chaque côté de la zone démilitarisée, il y aura des zones, telles que définies à l'annexe III du présent accord, dans lesquelles seules des forces défensives seront maintenues, conformément à la définition des forces défensives énoncée à l'annexe IV (5) au présent Une entente.

Tous les prisonniers de guerre détenus par l'une des Parties au présent Accord et appartenant aux forces armées, régulières ou irrégulières, de l'autre Partie, seront échangés comme suit :

1. L'échange de prisonniers de guerre se fera sous la surveillance et le contrôle des Nations Unies. L'échange aura lieu sur le site de la Conférence d'armistice dans les vingt-quatre heures suivant la signature du présent Accord.

2.Les prisonniers de guerre contre lesquels des poursuites pénales pourraient être pendantes, ainsi que les condamnés pour crime ou autre délit, seront compris dans cet échange de prisonniers.

3. Tous les objets d'usage personnel, objets de valeur, lettres, documents, marques d'identification et autres objets personnels de quelque nature que ce soit, appartenant à des prisonniers de guerre en cours d'échange, leur seront restitués ou, s'ils se sont évadés ou sont décédés, à la Partie aux forces armées à laquelle ils appartenaient.

4. Toutes les questions non spécifiquement réglées dans le présent Accord seront tranchées conformément aux principes énoncés dans la Convention internationale relative au traitement des prisonniers de guerre, signée à Genève le 27 juillet 1929.(6)

5. La Commission mixte d'armistice instituée à l'article VII du présent Accord assumera la responsabilité de localiser les personnes disparues, qu'elles soient militaires ou civiles, dans les zones contrôlées par chaque Partie, afin de faciliter leur échange rapide. Chaque partie s'engage à apporter à la Commission une coopération et une assistance pleines et entières dans l'exercice de cette fonction.

1. L'exécution des dispositions du présent Accord sera surveillée par une Commission mixte d'armistice composée de cinq membres, dont chaque Partie au présent Accord en désignera deux, et dont le Président sera le Chef d'état-major de l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve. ou un cadre supérieur du personnel d'observation de cette organisation désigné par lui après consultation des deux parties au présent accord.

2. La Commission mixte d'armistice aura son siège au bureau des douanes près de Jisr Banat Ya'qub et à Mahanayim, et tiendra ses réunions aux endroits et aux heures qu'elle jugera nécessaires à la conduite efficace de ses travaux.

3. La Commission mixte d'armistice sera convoquée lors de sa première réunion par le chef d'état-major de l'Organisation des Nations Unies pour le contrôle de la trêve au plus tard une semaine après la signature du présent Accord.

4. Les décisions de la Commission mixte d'armistice sont, dans la mesure du possible, fondées sur le principe de l'unanimité. A défaut d'unanimité, les décisions sont prises à la majorité des voix des membres de la Commission présents et votants.

5. La Commission mixte d'armistice établit son règlement intérieur. Les réunions ne se tiennent qu'après convocation en bonne et due forme des membres par le président. Le quorum pour ses réunions est la majorité de ses membres.

6. La Commission est habilitée à employer des observateurs, qui peuvent être issus des organisations militaires des Parties ou du personnel militaire de l'Organisation des Nations Unies pour la surveillance de la trêve, ou des deux, en nombre jugé essentiel à l'exercice de ses fonctions. Au cas où des observateurs des Nations Unies seraient ainsi employés, ils resteront sous le commandement du chef d'état-major des Nations Unies de l'Organisation de surveillance de la trêve. Les missions de nature générale ou spéciale confiées aux observateurs des Nations Unies attachés à la Commission mixte d'armistice sont soumises à l'approbation du chef d'état-major des Nations Unies ou de son représentant désigné au sein de la Commission, selon celui qui en assure la présidence.

7. Les réclamations ou plaintes présentées par l'une ou l'autre des Parties relatives à l'application du présent Accord seront immédiatement déférées à la Commission mixte d'armistice par l'intermédiaire de son Président. La Commission prendra les mesures qu'elle jugera appropriées pour toutes ces réclamations ou plaintes au moyen de son mécanisme d'observation et d'enquête, en vue d'un règlement équitable et mutuellement satisfaisant.

8. Lorsque l'interprétation du sens d'une disposition particulière du présent accord, autre que le préambule et les articles I et II, est en cause, l'interprétation de la Commission prévaudra. La Commission, à sa discrétion et selon les besoins, peut de temps à autre recommander aux Parties des modifications aux dispositions du présent Accord.

9. La Commission mixte d'armistice soumettra aux deux Parties des rapports sur ses activités aussi souvent qu'elle le jugera nécessaire. Une copie de chacun de ces rapports est présentée au Secrétaire général des Nations Unies pour transmission à l'organe ou à l'agence approprié des Nations Unies.

10. Les membres de la Commission et ses observateurs se voient accorder la liberté de mouvement et d'accès dans la zone couverte par le présent accord que la Commission peut juger nécessaire, à condition que lorsque ces décisions de la Commission sont prises à la majorité des voix. seuls des observateurs seront employés.

11. Les dépenses de la Commission, autres que celles relatives aux observateurs des Nations Unies, seront réparties à parts égales entre les deux Parties au présent Accord.

1. Le présent Accord n'est pas soumis à ratification et entrera en vigueur dès sa signature

2 Le présent Accord, ayant été négocié et conclu conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 16 novembre 1948, appelant à l'établissement d'un armistice afin d'éliminer la menace à la paix en Palestine et de faciliter la transition de la trêve actuelle à une paix permanente en Palestine, restera en vigueur jusqu'à ce qu'un règlement pacifique entre les Parties soit trouvé, sauf dans les cas prévus au paragraphe 3 du présent article.

3. Les Parties au présent Accord peuvent, d'un commun accord, réviser le présent Accord ou l'une quelconque de ses dispositions, ou suspendre son application, à l'exception des articles I et III, à tout moment. A défaut d'accord mutuel et après que le présent Accord aura été en vigueur pendant un an à compter de la date de sa signature, l'une ou l'autre des Parties pourra inviter le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à convoquer une conférence des représentants des deux Parties pour dans le but d'examiner, de réviser ou de suspendre l'une quelconque des dispositions du présent Accord autres que les articles I et III. La participation à ces conférences est obligatoire pour les Parties.

4. Si la conférence prévue au paragraphe 3 du présent article n'aboutit pas à une solution concertée d'un point litigieux, l'une ou l'autre des Parties pourra saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour la réparation demandée, au motif que cette L'accord a été conclu conformément à l'action du Conseil de sécurité en vue de parvenir à la paix en Palestine.

5. Le présent Accord, dont les textes anglais et français font également foi, est signé en cinq exemplaires. Un exemplaire est conservé par chaque Partie, deux exemplaires communiqués au Secrétaire général des Nations Unies pour transmission au Conseil de sécurité et à la Commission de conciliation des Nations Unies sur la Palestine, et un exemplaire au Médiateur par intérim sur la Palestine.

FAIT sur la colline 232 près de Mahanayim, le vingt juillet mil neuf cent quarante-neuf, en présence de l'adjoint personnel du Médiateur par intérim des Nations Unies pour la Palestine et du Chef de cabinet des Nations Unies de l'Organisation de surveillance de la trêve.


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